Les crises existentielles (2)

J’ai parlé de tout ça avec mon psy et il a trouvé tout ça normal. Tout est dans l’ordre des choses et logique.

Je travaille très fort à chercher du sens à l’existence et à me maintenir en vie le mieux possible. Je marche beaucoup. Je mange bien. J’essaie de dormir.

Elle est assez profonde, cette crise de sens là. Je trouve la vie assez difficile, je dois dire. Je sais certaines choses que j’aurais envie de faire. Il me manque du temps et de l’énergie.

La semaine a passé trop vite. J’ai fini de corriger aujourd’hui. Il me reste donc deux jours encore pour essayer d’avancer intérieurement.

Je vais m’occuper de mes semis. Avancer ma bd. Faire mon dernier arelier d’écriture. Ranger. Aménager. Quand le monsieur en face a été placé parce qu’il commençait à souffrir de démence, ils ont sorti ses meubles sur la rue. J’ai ramassé une longue plaque de verre. Je voulais garder quelque chose de lui parce qu’il avait eu de l’importance. Je vais installer des plantes dessus. Ça va être joli.

J’ai failli acheter une maison à Brigham. J’ai renoncé parce que je ne me sens pas encore prête et que je soupçonne que son bas prix est du à une grand proximité avec la rivière Yamaska. Il faut surveiller les zones inondables maintenant…

Je voulais juste donner un peu de nouvelles. Mon dernier billet était pas mal déprimé. Ça va un peu mieux. Ne vous inquiétez pas. Je ne vais pas me faire de mal. Je n’ai pas encore eu une belle poule rousse. Je dois continuer à vivre. C’est un fait.

Depuis un mois, j’écoute une méditation pour guérir la blessure d’humiliation. Ça aide je pense. Sauf que cette blessure là elle est très profonde en moi et très ancienne. Ça prendra encore du temps.

Je vais aller faire ça.

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