Les crises existentielles

Dimanche j’ai eu une journée terrible. Je ne sais pas vraiment pourquoi. Peut-être parce que c’était la première réelle journée de congé que j’avais depuis plusieurs semaines. Je pense que tous les événements pénibles ont remonté en même temps. J’ai eu des pensées très sombres. Ça m’a fait peur. Il y a probablement beaucoup de facteurs qui sont entrés en action pour m’amener là. J’ai repensé à la mort de mon ex et à la femme menaçante. Ça me dépasse, l’aveuglement des gens. Je ne sais pas pourquoi les gens font semblant de souffrir de la mort des autres s’ils les traitent comme de la merde avant leur mort. Ça a donc bien l’air dur à comprendre… Je ne pense pas que toutes les personnes qui ont souffert de la mort de mon ex étaient présentes dans sa vie. Je ne pense pas non plus que si je mourais, beaucoup de personnes auraient vraiment le droit de prétendre avoir été là pour moi. Quelques personnes seulement. Ce sont des choses qui devraient changer. C’était quand même intense de sauter sur la tête d’une personne qui souffre d’un deuil en plus de stress post-traumatique complexe comme elle l’a fait. Comme m’a dit une amie: C’est vraiment un mal pour un bien que celle-là soit disparue de ta vie.

Je pense quand même que je vais m’en rappeler toute ma vie que cette femme aux menaces ait eu le culot de me dire que je ne respectais pas ses droits civiques en parlant de ce qu’elle m’avait fait sur mon blogue… alors que c’est elle qui n’avait pas respecté mes droits en me rabaissant et m’insultant comme elle l’avait fait. Ça me fait rire combien les gens sont aveugles sur leurs propres comportements (ou font semblant de l’être). Elle ne me connaît pas. Ça, c’est aussi très clair.

Enfin… trêve de ça. Cette journée m’a fait peur. Je me suis sentie descendre vraiment vraiment creux et ne pas savoir ce que je faisais encore en vie. J’ai fait deux séances de méditation pour essayer de m’apaiser. Je suis allée marcher et courir. J’ai fini par m’endormir, probablement d’épuisement accumulé. Au réveil, j’allais mieux…. Mais je ne veux pas oublier ce que j’ai vécu. Je pense que ma vie ne va pas très bien. Je pense que je suis épuisée des violences vécues. Je suis aussi épuisée des autres, pas tous, mais beaucoup. L’actualité me trouble énormément aussi. Je ne sais pas trop comment envisager l’avenir. Je pense que je suis encore vraiment beaucoup en dépression.

J’ai quand même résolu de prendre vraiment beaucoup soin de moi. J’ai vécu beaucoup de choses terribles ces trois dernières années. Il faut que ça arrête. Je suis vraiment forte et résiliente… mais je ne suis pas faite d’acier non plus.

Je vais fouiner dans ma boîte à outils mentale pour me souvenir des choses qui me faisaient du bien et me donner une plus belle vie à partir de maintenant. Ça ne va vraiment pas bien. C’est urgent d’aller mieux. Un jour à la fois… Je dois redonner du sens à ma vie.

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