Vendredi, j’ai quitté le travail heureuse d’avoir une semaine de relâche devant moi. Mon bonheur n’a pas duré très longtemps. J’ai couru vers le métro. Une fois assise dedans, les lumières se sont fermées. Il y avait quelqu’un de non-autorisé sur la voie. J’ai pensé à mon ex. J’ai fermé les yeux et j’ai respiré très lentement en envoyant des pensées réconfortantes à la personne. J’ai fait ça jusqu’à ce qu’on nous annonce qu’elle était maintenant en sécurité.
Que je le veuille ou pas, ça m’a ramenée à mon urgence de vivre. J’ai été très déprimée depuis un moment. Ça me ramène au fait que je veux que ma vie change. Je veux aussi être entourée de personnes bienveillantes. Ça me tue les personnes à comportements malsains. Je veux garder jalousement mon temps. Il est précieux. Il a passé trop vite. Je n’ai pas envie de perdre plus de temps ni plus d’énergie avec des personnes qui ne me veulent clairement pas du bien et qui se racontent visiblement n’importe quoi sur ma vie et sur ma personne.
Ce matin j’ai repris mon travail en bd. Dans les dents des personnes qui prétendaient que j’avais laissé tomber. Ces personnes ne doivent pas comprendre grand-chose à ce que je vis. Je suis tannée de passer ma vie à faire des choses que je n’aime pas tant et à subir des personnes que je n’aime pas tant non plus. J’ai envie d’une plus belle vie. Ça implique des efforts et de la discipline dès maintenant.
Tantôt, dans mon atelier d’écriture, il a été question du fait que notre rapport à l’écriture reflète notre rapport à nous-mêmes. C’est ça, qui m’est arrivé, pour l’information des langues sales. Parce que j’ai vécu beaucoup de violence et que j’ai longtemps intériorisé une image très négative de moi, je me laissais souvent tomber. Je laissais donc aussi souvent tomber mon travail créatif.
Cette période là est terminée.
