C’est le titre d’une bande dessinée que j’ai lue cette semaine. Ça m’a fait penser à mon histoire récente avec la femme aux menaces. La bd raconte l’histoire d’une femme qui a eu une relation avec un manipulateur. C’était une relation amoureuse, mais, comme elle le confirme, ils sont comme ça dans toutes les relations… C’est bien malheureux pour nous, mais c’est la vie. À un moment donné, elle raconte comment, pendant qu’elle faisait la bd, il lui a écrit pour lui demander pourquoi elle s’acharnait contre lui… un peu comme ma femme aux menaces qui affirmait que je la harcelais sur mon blogue. Grosse nouvelle: ce n’est pas du harcèlement si ça ne lui est pas imposé dans son environnement… Mais bon. Ils sont comme ça les manipulateurs: ils renversent tout et ils pensent que tout est à propos d’eux. L’autrice, Sophie Lambda, remarque qu’il est tellement centré sur lui-même qu’il pense qu’elle fait la bd contre lui… alors qu’elle l’a fait pour elle. Pour survivre. Tout comme le blogue est pour moi. Comme je l’ai déjà dit: si je voulais nuire à des gens, j’écrirais des noms et je ferais probablement pire que d’écrire un petit blogue… mais bon. Allez faire comprendre ça à ces centres de l’univers qui pensent que tout est à propos d’eux et que tout le monde sait qui ils sont!
Quand j’ai parlé de cette histoire à mon psy, il m’a demandé pourquoi j’étais affectée par une personne aussi clairement instable. N’allez pas le chicaner en lui disant qu’il ne peut pas diagnostiquer quelqu’un qu’il n’a pas rencontré. Le fait est que ce n’est pas un diagnostic, donc vous repasserez pour critiquer mon psy. Bonne chance. Ce sont des actions et paroles de personne instable tout simplement. En fait, il savait très bien pourquoi j’étais affectée, mais il voulait que je le dise. C’était parce que c’est ce genre de personnes qui m’a traumatisée toute ma vie et qui, comme je l’ai déjà dit, sont responsables du fait que je souffre de stress post-traumatique complexe. Je ne me plains donc pas ne niaiseries, non… et je ne suis pas irritante à la longue de dénoncer des violences. Ce n’est absolument pas non plus de la violence de ma part de poser mes limites face à une personne en lui précisant qu’elle m’a blessée. C’est juste un comportement sain et normal. Si elle les avait bien lus, les billets sur mon ex, elle aura déjà su que j’avais prévenu tout le monde que je n’accepterais aucun commentaire déplacé sur ma relation passée… Tout le monde était avisé, elle aussi donc. Je suis quand même encore un peu ébranlée par l’impolitesse, la superficialité, le manque de respect et la prétention qu’il faut avoir pour dire les conneries qu’elle m’a dites.
D’ailleurs, parlant de stress post-traumatique complexe, la science a fini par reconnaître que ça existe. Peut-être qu’avec la chicane avec Trump on finira par suivre l’OMS pour la santé mentale et non le criss de DSM… Voici un article qui explique mieux ce que c’est et qui démontre que tout ce que je vis et ressent est normal, parce que c’est ça mon diagnostic… Ça me semble quand même étrange que ça ait pris autant de temps pour que la science accepte l’idée que vivre dans un environnement où on subit des traumatismes à répétition était mauvais pour la santé mentale…
Ma semaine se passe lentement. J’ai encore mal à la tête, mais je n’ai pas développé de symptômes de commotion cérébrale. Je serais bien restée à la maison, mais ça aurait entraîné plus de soucis et mes élèves rédigent… donc je me traîne jusqu’au collège et je ne parle pas trop. Je suis en mode survie. J’ai hâte que ça passe. L’hiver aussi. J’ai hâte de pouvoir marcher librement loin des horreurs vécues ces dernières années.
J’ai aussi lu le livre du fils du bourreau de Beaumont cette semaine. C’était pas mal troublant. C’est un euphémisme.
Christophe André dit qu’il faut accepter l’existence des personnes qui ont des façons d’être toxiques. Mon psy confirme. Il faut accepter qu’elles existent. Pas les accepter dans notre vie. Il faut au contraire les en sortir et s’en protéger. Accepter ça veut dire de constater qu’elles sont là, dans le monde, et que nous ne pourrons pas les changer parce que ce ne sont pas des personnes à qui pensent et agissent de façon rationnelle. Il y en a même un à la Maison Blanche donc ce serait un peu difficile de continuer à faire semblant que ces êtres n’existent pas… Accepter qu’elles existent et qu’on ne peut pas grand chose pour elles, ça veut aussi et surtout dire ne rien lus perdre son temps à essayer de faire du sens avec leurs paroles et leurs comportements. Ils n’en ont pas.
Je vais me reposer.
À plus!
