Les deux histoires m’habitent encore un peu pour différentes raisons. Ça me fait peur les gens qui agissent de façon malhonnête. Pas peur que Je m’enfuirais en courant et en criant, mais ça crée une sorte d’inquiétude qui flotte parce qu’on ne peut pas savoir de quelle autre façon irrationnelle ils vont agir après. Je me rends compte aussi qu’encore une fois quand je traversais une période difficile, quelqu’un a décidé que c’était une bonne idée de me fesser dessus. Quelqu’un a décidé de me gâcher mon deuil comme on m’avait gâché ma relation avec mon ex à l’époque. Il y a vraiment beaucoup de personnes qui ne vont pas bien mentalement et qui sont très égocentriques. Ça aussi ça me fait peur. Ça me dégoûte aussi. Ce n’est pas le genre de stressé psychologique pour laquelle je pourrais avoir de l’empathie ou de la patience.
L’autre m’énerve aussi. Elle changeait souvent le sens des choses que je disais afin de le tourner en ridicule et faire comme si je n’avais rien compris. Je n’ai pas des idées ou des interprétations particulièrement délirantes dans la vie. Je fais plutôt preuve de bon sens et je suis plutôt terre à terre. Je ne vois pas ce que ça pourrait avoir de thérapeutique pour qui que ce soit d’être traité de cette façon. Je pense que beaucoup de personnes qui travaillent dans les soins bénéficieraient d’une bonne longue thérapie… ainsi que d’un examen serré des idées qu’ils et elles endossent. C’est souvent vraiment épeurant.
Cette semaine j’étais aux toilettes au collège et j’ai entendu deux élèves qui parlaient. Elles parlaient de choses que des hommes leur avaient dites. Une des deux s’est exclamé qu’on devrait imposer le silence à tout les hommes pendant un mois devrait temps quand ils disent des conneries. L’autre a répondu: « Ben les femmes aussi. Je suis souvent tellement écœurée de me faire dire des conneries par des femmes! » La première a répondu: « Tu as bien trop raison! Moi aussi je ne suis plus capable! ». J’ai attendu de cesser de rire avant de sortir de ma cabine et je me suis retenue de leur dire qu’elles n’avaient que vingt ans et qu’elles en avaient pour longtemps à subir ça malheureusement.
J’ai hâte que l’hiver finisse. J’ai hâte qu’il fasse un peu moins froid. Je me traîne un peu ces jours-ci et tout est plus difficile. J’ai un peu peur de l’avenir avec tout ce qu’il se passe. Je suis passée dans un mode de plus grande protection de ma personne et de mon temps. Je ne peux plus me laisser autant empoisonner la vie que ça a encore été le cas récemment. Je ne peux pas enrayer les symptômes de stress post traumatique sur commande quand ils apparaissent. Ils doivent faire leur temps… ça veut dire qu’il faut que j’essaie de couper le mal à la racine et que je m’éloigne plus vite des personnes chez qui je perçois de la fausseté et du mépris.
J’ai besoin de mon énergie pour me construire une belle vie.
À plus!
