Je suis restée à la maison aujourd’hui aussi à cause de la tempête. Les cours ont été annulés. On ne sait plus trop où mettre la neige. C’est joli, mais en même temps j’avoue m’ennuyer de pouvoir me déplacer plus facilement et librement. Les chiens entament aussi leur crise d’écœurement aigu de l’hiver. Mon cœur est aussi dans d’autres projets que ce que je suis forcée de faire ces jours-ci. Ce n’est pas facile, mais je m’accroche. Le moral reste encore stable vers le haut comparé aux derniers mois.
Je fantasme sur une petite maison près de chez moi. Je sais que certaines personnes diront que mon quartier est dangereux… mais après y avoir passé vingt ans, ce n’est pas le sentiment que j’ai. J’ai probablement survécu à assez dans ma vie pour ne pas avoir peur pour rien maintenant. J’ai eu peur pendant deux mois c’est vrai… mais les choses se sont replacées. Un ami qui connaît les gens qui ont cette maison m’a dit qu’ils approchaient de la retraite. Mieux vaut me croiser les doigts et continuer à investir… on ne sait jamais! Peut-être qu’ils rêvent de finir leurs jours à la campagne… ou en condo. Bien des choses sont possibles! Et puis j’ai recommencé à me sentir mieux dans le coin depuis que le harceleur est disparu. Je ne m’ennuie pas de le voir sous la fenêtre.
J’ai repensé à ces histoires de violence. L’aveuglement des autres me dépasse. Je pense entre autres que cette idée que je serais violente vient du fait que j’ai parlé contre les personnes infidèles à quelques reprises dans le passé et que cette femme l’a déjà été. Je trouve ça très perturbant qu’elle se raconte que je suis violente de parler contre ça alors qu’elle semble aveugle à la douleur que le fait d’être infidèle cause aux autres personnes impliquées. C’est un peu la même chose qu’elle m’a fait à la fin: me reprocher de ne pas obéir à ses désirs sans se soucier de comment elle m’a blessée. Grosse nouvelle: ça aussi c’est quelque chose qu’on m’a dit en thérapie… de ne pas faire confiance aux personnes infidèles… parce qu’on ne peut pas compter sur elle. C’est bien ce qui m’est arrivé dans cette histoire aussi. Ça ne veut pas dire que ces personnes sont bannies de l’humanité à tout jamais. Ça veut simplement dire qu’elles ont du travail à faire sur elles-mêmes pour être plus conscientes de l’impact de leurs actions sur les autres… et aussi de prendre conscience que leurs désirs et besoins n’ont pas priorité sur tout le monde dans la vie. Ça n’a pas l’air clair. Ce n’est pas violent de ma part de parler contre les personnes qui blessent les autres et s’en calissent. Ce sont ces personnes-là qui sont violentes. On est supposés au moins tenir compte un peu des autres dans la vie et ne pas massacrer leur vie pour des niaiseries…
Ce n’est pas non plus violent de ma part de vouloir poser mes limites comme je l’ai fait ce jour-là. Clear encore moins violent de refuser de me soumettre aux conneries irréfléchies qu’on me dit sur ma personne et sur ma vie… surtout venant de personnes qui ne me connaissent pas vraiment.
Ce n’est pas violent non plus de ma part de témoigner des expériences que j’ai vécues et d’être fâchée de les avoir vécues. Elles étaient crissement pénibles et je n’ai pas à les taire pour faire plaisir aux gens ayant ce genre de comportements qui voudraient que je les excuse au lieu de les condamner.

Une autre chose que je voulais encore dire de cette histoire c’est comment ça m’avait frappée comment elle s’attendait à ce que je lui obéisse et comment elle semblait penser être connue au point que tout le monde autour allait deviner qu’il s’agissait d’elle. C’est sûr que les gens qui me lisent en Afrique ou en Suède savent de qui il est question… Je pense que les réseaux sociaux donnent l’impression aux gens que tout le monde s’intéresse à ce qui se passe dans leur vie et que l’effet « petite scène » des réseaux leur donne l’impression d’être plus importants et plus connus qu’ils le sont. C’est vraiment très étrange… et vain.
Je ne sais pas ce qui m’attend dans la vie. J’ai commencé à recentrer mon temps et mes actions. On verra ce que ça donnera. Chose certaine, je ne veux pas être comme les personnes dont je parle ici. Jamais.
Je retourne tricoter. C’est un peu réconfortant avec ce froid.
À plus!
