La joie

Ça va finalement enfin mieux. Je pense que j’ai retenu les leçons que j’avais à retenir… même si toute cette histoire a vraiment été pénible, surtout à un moment où je n’en avais définitivement pas besoin. En plus de l’autre histoire qui a mené à la fin de mon suivi avec la psycho éducatrice… Il me semble que les derniers mois (et ceux avant) avaient été assez difficiles et que j’étais déjà assez amochée. J’ai aussi fini par percer le mystère (je crois) de pourquoi elle prétend que je suis violente… mais non. Je ne le suis pas. Je peux être dure. Je peux être tranchante. Oui. Ces deux choses sont vraies. Ça ne fait pas de moi une personne violente pour autant, non. J’ai déjà souvent fait mon examen de conscience dans les livres que je lis, les cours que je suis et ma thérapie.

Case closed.

Maintenant je me sens soulagée. Ça fait du bien.

J’ai pensé revenir sur cette histoire de pervers narcissique. Pourquoi ça me réjouit autant? Bien d’abord parce que c’était pas mal la conclusion à laquelle j’étais arrivée après plusieurs lectures sur la misogynie: ce sont juste des misogynes ordinaires. Après, il peut y avoir différents degrés, oui. Il ne faut pas cesser de se méfier ni d’être prudente. Mais il faut cesser de leur accorder trop de pouvoir ou une sorte de pouvoir maléfique. Ce sont juste des dudes avec des idées débiles à la fin… mais qui peuvent faire mal, oui. Ça montre aussi leur côté pathétique. Le monsieur invité, un psy, disait qu’en clinique il voit deux espèces plus communes (à travers les récits des conjointes puisque eux ne vont pas en thérapie). D’un côté il y a le type que nous appelons maintenant masculiniste… ça on connaît. L’autre type, ce sont les hommes qui se font passer pour des alliés féministes, mais qui en fait sont absolument incapables de vivre une relation égalitaire. Ce sont eux qui ont l’air de princes charmants au début… mais qui finissent par recourir à la violence pour cacher leur immaturité et leurs insécurités. C’est plus à ce deuxième type que j’ai eu affaire. Je me sauverais évidemment en courant à la simple vue d’un masculiniste… peut-être en ayant cédé à la tentation de l’insulter avant. Tout cela explique aussi pourquoi ils sont si nombreux… Enfin… tout ça m’a tellement fait plaisir que j’ai inventé une chanson en me faisant un sandwich aux œufs. J’ai fredonné: « Ce sont juste des misogynes ordinaiiirreeeees. Ouh ouh ouh! »

Trêve de folies. Je vais mieux. Je continue avec mon plan de retourner à des relations plus concrètes en général. Les affaires en ligne ça devient souvent trop compliqué. Si on s’entend bien et qu’on se parle en ligne, ne vous inquiétez pas. Je ne vais pas vous flusher. J’ai juste envie de retourner peu à peu à d’autres types de relations. Des relations face à face. En ce sens, je me suis portée volontaire pour le dénombrement des personnes en situation d’itinérance qui aura lieu en avril. Ça me semble une bonne occasion de rencontrer des personnes avec un bon cœur tout en aidant.

Je pense aussi qu’il faut que je fasse du ménage dans mes relations plus anciennes. Dans le passé je m’aimais moins et je laissais beaucoup les autres me choisir. Je pense que ça a pu attirer des indésirables… en fait je le sais. Alors ceux-là peuvent bien partir. Je n’ai pas besoin de ça et je connais mieux ma valeur aujourd’hui.

J’ai regardé les cours offerts cet été dans mon programme et rien ne m’intéresse. J’aurai alors probablement enfin un vrai congé! Raison de plus pour bien protéger ma vie et ma santé mentale dans les mois à venir.

Je pense que c’est tout pour le moment. Je retourne à mon bon roman policier.

Bonne fin de semaine!

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