Du moins bon, du bon, du très bien

Une personne dont je suis certaine qu’elle veut bien faire m’a dit récemment que je ne devrais pas accorder d’importance à cette personne (la femme qui m’a menacée) parce qu’elle ne mérite pas mon attention et je suis pas mal d’accord. Le problème c’est que le CPTSD fait que ce n’est pas si simple. Je n’ai plus beaucoup de résistance face à ce type de violence. Ce sont des violences que non seulement ma famille, mais aussi mes exs violents m’ont fait subir à répétition: mensonge, hypocrisie, renversement des responsabilités, essayer de faire croire que c’est moi la méchante et se positionner en victimes, minimiser ce que je vis et ce qu’ils ont fait… Tous de très grands classiques de la violence psychologique… répétés à l’infini par tant de personnes malheureusement.

Certaines personnes seraient portées à dire que ça ne devrait plus rien me faire depuis le temps… C’est une fausse idée. On ne devient pas plus fort, non. Il est aujourd’hui démontré que les effets des différentes victimisations s’accumulent. Donc ça nous use plus que ça nous endurcit. Le CPTSD comporte aussi comme symptômes les reviviscences. Elles sont presque toutes parties, à part les sentiments d’horreur et de dégoût que j’ai ressentis en lisant les messages de menaces. Donc ça va mieux, mais ce n’est pas encore la joie disons. Je reste hantée par cette histoire absurde. Ça va finir par partir… ou en tout cas diminuer beaucoup d’intensité.

J’ai fait ce que je fais souvent dans ces moments: j’ai lu un livre sur les traumatismes. Je vous ai photographié des extraits qui parlent de choses que j’aborde ici régulièrement… comme ca personne ne pourra dire que j’invente des affaires…

Sur la seconde victimisation:

Les reviviscences et les choses à éviter…

Ça m’a fait du bien de lire ce livre. Il est bien fait. À la fin il y a une section sur comment mieux soutenir les victimes, chose très utile.

Mais ce qui m’a vraiment rendue heureuse cette semaine c’est que j’ai écouté un épisode de Les couilles sur la table qui portait sur les pervers narcissiques et j’ai pu constater que la recherche est rendue là où je l’espérais… C’est à dire que les pervers narcissiques ne sont pas des malades mentaux, mais bien plutôt des personnes trop rigidement ancrées dans les différences de genres, ce qui les amènent à commettre des violences afin de « remettre les femmes à leur place ». Celles qu’ils imaginent en tout cas. Pas de grands démons à l’œuvre, non non. Juste des gars ordinaires avec des idées arriérées… Et les plus fréquentes victimes sont: des femmes intelligentes et créatives cherchant des relations égalitaires qui ne se laissent pas faire.

Oh ça… ça ça m’a fait plaisir. Reste à ce que ça se rende dans les esprits de la société, mais bon… ça avance!

D’accord, rester à la maison à cause de la tempête et regarder Hannah-Loup dans le soleil, ça aussi ça me fait du bien.

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