Les résolutions (2)

Seront aussi exclus de mon entourage:

Les gens qui n’arrêtent pas de dire « Ben voyons! » comme si j’imaginais des affaires ou que j’exagérais. Quand j’ai peur de quelque chose ou quand je critique quelque chose, c’est toujours lié à quelque chose de réel. Je n’invente pas des histoires épeurantes dans ma tête. Si j’ai peur de quelque chose, c’est généralement que je l’ai vécu avant et que je sais très bien que cela peut arriver encore tout en étant consciente que ça peut ne pas être le cas. Un peu de respect à la fin…

Les gens qui se permettent de me parler de haut et de me manquer de respect en général.

Les gens qui essaient de se faire passer pour la victime dans des problèmes qu’ils ont eux-mêmes créés.

Les gens qui pensent qu’il n’y a qu’une façon d’être une femme et qui me dénigrent parce que je ne ressemble pas à cette idée.

Les gens qui sous-estiment l’impact du stress post-traumatique complexe dans mon quotidien.

Les gens à qui je dois répéter 50 fois ce que j’ai vécu ou ceux qui le savent très bien et choisissent quand même de me faire du mal.

Les gens qui mettent ma sécurité et ma vie en danger.

Les gens qui me projettent plein de conneries dessus à cause de mon apparence et de mes tatouages.

Les gens qui veulent me forcer à être quelqu’un d’autre que qui je suis.

Et…

J’ai besoin de mon temps et de mon énergie pour vivre ma vie. Pas pour me remettre des conneries qu’on me fait.

Je veux:

Écrire plus.

Faire plus de bd.

Terminer des projets de création que j’ai laissés de côté à cause des conneries à l’université et en commencer d’autres.

Économiser vraiment pour nous acheter un endroit pour vivre aux chiens et à moi.

Avoir des chiens toute ma vie.

Explorer des milieux et des groupes différents au sein desquels je rencontrerai peut-être des personnes avec lesquelles j’ai plus d’affinités.

Trouver des personnes en qui je peux avoir confiance autres que mon psy et mes amis présents.

Trouver différentes façons d’améliorer ma santé.

Tricoter, raccommoder, coudre, jardiner…

J’ai passé une belle journée même si visiblement je suis encore affectée par l’absurdité totale des deux situations racontées récemment. Hier, mon atelier d’écriture était agréable. Aujourd’hui, après avoir fait les courses, j’ai fait des gnocchis aux champignons et aux épinards. Bonheur simple et réconfortant. Après j’ai écouté des trucs sur le journalisme. J’ai fini Ama dont j’avais mis la photo dans un billet récemment. J’ai beaucoup aimé. Ça raconte l’histoire d’une femme dans le milieu de l’art du Québec des années 30. Délicieux. Puis j’ai passé le reste de la journée à lire sur Pierre Falardeau, le cœur plein d’amour. Ça m’a donné envie de le relire et de revoir tous ses films. De la pure joie en vue. Je l’ai lu pour la première fois à l’adolescence… un coup de foudre! Parfois je laisse derrière moi des influences que je devrais garder plus près de mon cœur pour tout affronter. Je vais m’en souvenir cette fois.

C’est une photo volontairement croche des premières pages de l’Album Falardeau.

J’imagine une personne mesquine dire qu’il était violent. Ce à quoi je répondrai qu’être vulgaire et dire des choses que les gens ne veulent pas entendre ce n’est pas être violent. En fait, dire des gros mots, c’est considéré comme un signe d’intelligence…

Cette fois je devrais réellement prendre quelques jours avant de revenir ici. Je dois faire mon travail sur Joyce Echaquan. Le rapport de la coroner est terrible.ment difficile à lire, mais je suis quand même heureuse de le faire.

Bonne semaine !

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