Une chose que j’ai oublié de préciser, c’est que la violence ne fait pas partie du droit à la vie privée. Je l’ai déjà dit dans autres mots, mais bon… Je pense que c’est important de le répéter. Personne n’a à faire silence sur le mal que vous lui faites afin de protéger votre vie privée ni votre image. Si c’était le cas, il faudrait relâcher bien des personnes condamnées pour des peines allant de la fraude à la violence conjugale. Si vous ne voulez pas qu’on parle de vos comportements violents, n’en adoptez pas. C’est aussi simple que ça. Il n’est pas particulièrement pertinent non plus de rajouter encore d’autres comportements violents, par exemple faire des menaces, afin d’essayer de dissimuler les premiers comportements violents. C’est en fait même plutôt insensé… même si malheureusement très courant.
Enfin, j’aimerais attirer l’attention sur le fait que tout le monde peut faire preuve de violence à différents moment à de sa vie. C’est en bonne partie le cas parce que nous avons hérité toutes sortes de comportements et d’idées relevant de la violence du passé. À la fois de l’histoire qui nous dépassée et de nos parents… Donc non, un être humain n’ayant jamais d’idée ou de comportement violent n’existe pas.
La bonne option, plutôt que de se fâcher et de tenter d’écraser l’autre, ce serait plutôt de se remettre en question, de comprendre et d’apprendre afin de changer ce comportement. Par exemple ce matin, en écoutant une baladodiffusion que j’aime beaucoup qui s’intitule « Sans le savoir » et qui est disponible sur OHdio, j’ai réfléchi à une chose que je fais parfois. L’épisode portait sur l’âgisme. Ça, c’est quelque chose que j’ai déjà interrogé dans ma vie. Ça m’a plutôt conduite à réfléchir à mon rapport à la grossophobie. J’en ai souffert par le passé envers moi-même. Je n’ai jamais trouvé les personnes avec des corps plus ronds que le mien laides. Force est cependant d’admettre que parfois dans mon langage j’utilise le mot « grosse » comme quelque chose de négatif, par exemple sur ce blogue il y a quelques jours en me désignant comme une « grosse méchante ». Je pensais en termes de vraiment très méchante, mais le mauvais choix de mot a pu créer une confusion et peut-être même blesser des personnes qui me lisent. À l’avenir j’écrirai plutôt des choses comme « effroyable méchante » à la place.
Voilà… sans m’en apercevoir, j’étais porteuse d’une comportement qui peut faire du mal aux autres. Personne ne m’en a fait la remarque. Parce que j’analyse beaucoup mes choix et mes comportements, j’ai pu décider que je ne voulais plus faire cela. Changement amorcé. Magie! Personne n’est mort de s’être remis en question et j’ai changé pour le mieux. Je n’ai pas besoin de mourir de honte. Juste d’accepter mon erreur et de faire mieux à l’avenir.
Je vais aller vers autre chose.
Bonne journée!
