La paix (2)

Je vais mieux. J’ai encore de la misère à croire que je viens de vivre une affaire comme ça, mais bon… c’est la vie apparemment.

L’intensité de ma réaction peut surprendre j’imagine. Mais quand on y pense, ce n’est pas si surprenant, non.

Si je réagis si fort, c’est en bonne partie parce que ce n’est pas la première fois que je vis ce type de violence. C’est aussi parce que je sais que c’est exactement le type de violence qui mène tout droit au stress post-traumatique.

Je n’ai plus de patience pour ça. Je n’ai absolument plus aucune criss de seconde de patience pour ce type de comportement et ça c’est infiniment normal. J’en ai tellement souffert dans ma vie que je n’ai même plus aucune fraction de seconde de patience en fait.

Ce n’est pas acceptable de traiter quelqu’un comme ça, non.

Ce n’est pas normal de traiter quelqu’un comme ça, non.

Minimiser ce que quelqu’un vit, minimiser la gravité de ce qu’on a fait. Décider à la place d’une personne ce qu’elle devrait ressentir et comment elle devrait réagir. Nier ce qu’on a fait. Nier l’impact sur l’autre. Insulter la personne. La rabaisser. Lui dire que ce qu’elle est est inadéquat. Lui imposer le silence après l’avoir insultée…

Ce sont des violences, oui.

Il n’y a aucun doute à ce sujet.

Ce n’est pas ma définition de la violence non.

C’est celle des experts du sujet.

Quiconque dit le contraire ment.

Non, je ne veux pas vivre ça.

Non, je ne mérite pas de vivre ça.

Je vais prendre soin de moi, promis.

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