Je pense que si je me laissais aller, je pleurerais pendant dix ans. Je suis épuisée et heurtée de partout.
J’ai encore subi une situation d’injustice à l’université. C’est vraiment pénible. C’est vraiment bizarre aussi de recevoir des commentaires faux. Genre prétendre que j’ai écrit quelque chose alors que ce n’est absolument pas le cas et que le commentaire ne correspond pas à mon travail. Après j’ai contacté la prof qui m’a répondu n’importe quoi sans même regarder ma copie… comme si c’était professionnel… il y a quand même des osties de limites à ne pas faire son travail. J’ai aussi été pénalisée sur des choses qu’elle avait dit elle-même de faire.
Je pense que je suis tannée de l’université finalement… 24 ans plus tard. Mais je ne prendrai pas de décision. Je sais bien que je suis trop bouleversée ces jours-ci. je suis écœurée des egos de l’université. Pas d’apprendre.
Il faudrait quand même que ça arrête un jour, la merde.
Je suis épuisée, comme je disais. Ça a été une session infernale. Il s’est vraiment passé trop de choses.
Au moins, j’ai fini de corriger. Il reste maintenant deux examens et un travail long pour lequel j’accepterai de ne pas avoir une bonne note. Je veux juste finir.
Une élève m’a écrit que j’étais incroyablement forte et résiliante après tout ce que j’ai traversé et que c’est incroyable que j’aie réussi à sourire jusqu’à la fin et à finir la session. Elle a dit aussi que je suis une excellente prof et qu’elle avait toujours eu de la difficulté avec la littérature avant mon cours. Elle a dit enfin que j’étais admirable et inspirante. Elle a eu sa note finale, oui, mauvaises langues… Ça m’a fait un peu de bien.
Je ne sais pas trop comment vivre les jours. Une heure à la fois j’imagine… ou une minute à la fois si une heure c’est trop. Je devrais finir jeudi soir. Ça va faire un bien fou.
J’aimerais que la vie soit un peu plus belle dans les mois à venir. Un peu plus douce aussi.
