Les expériences

Je suis comme hantée par le sourire narquois de l’homme de l’université quand il a dit qu’ils ne me donnaient pas 160$ pour reconnaître qu’ils avaient commis une faute. Ce n’est pas juste une faute, monsieur. Ce sont de multiples fautes commises par toutes les personnes de l’université impliquées dans cette histoire et votre maigre 160$ n’arrangera absolument rien.

Je reste secouée par ce dont je ne sais pas s’il s’agit d’incompétence, d’ignorance, de stupidité ou de malhonnêteté, ou alors un mélange de tout cela. C’est terrible. C’est époustouflant, mais pas de la bonne façon.

Je vais mieux malgré tout. J’ai passé la fin de semaine à Expozine et j’ai presque vendu tout ce que j’avais apporté. Ça fait du bien. Plusieurs personnes étaient revenues des années passées et ça m’a fait chaud au cœur. J’ai aussi eu plusieurs messieurs qui étaient fâchés que je ne les reconnaisse pas… comme si je devais me souvenir de tous les hommes avec qui j’ai échangé un gros cinq phrases parmi des milliers de personnes… J’ai aussi eu une interaction avec mon ancien meilleur ami dont je ne sais quoi penser. Dans l’ensemble, c’était quand même une expérience positive. J’étais vraiment heureuse à la fin. Heureuse, mais un peu perturbée.

Perturbée par les expressions faciales inacceptables et inadéquates que les gens faisaient quand ils découvraient que le zine de la personne trans avec qui j’étais à la table le deuxième jour parlait d’une agression sexuelle vécue. C’était à vomir. Il y a tant que gens qui vivent la tête dans le sable. C’est épeurant.

Perturbée aussi par la prise de conscience qu’en fait, beaucoup de personnes au fil des années m’avaient discréditée dans leur tête parce que je n’ai pas fait ce qu’ils voulaient que je fasse quand j’étais jeune. Comme si j’étais perdue pour la littérature pour une raison ou pour une autre. Vous n’êtes pas Jacques Lacan. Je ne suis pas Antonin Artaud. De toute façon, Lacan avait tort.

Ça m’a blessée de réaliser à quel point ces gens ont sous-estimé ce que j’ai vécu, la violence des agressions que j’ai subies et comment le stress post-traumatique a affecté ma vie. C’était à pleurer. . Il y a tant que gens qui vivent la tête dans le sable. C’est épeurant.

Tantôt j’ai écouté « l’entrevue », si on peut appeler ça comme ça, de Sophie Durocher avec l’homme qui dirige le salon du livre… L’incroyable malhonnêteté de Durocher. C’est complètement aberrant de s’exposer à ce qu’ils nommer constamment le wokisme… qui n’est rien d’autre à la fin que des prises de conscience tardives et la volonté de faire respecter les droits du plus d’individus possible… Quelle horreur! C’est clair qu’il faut s’opposer à ça et retourner en arrière exploiter la majorité de la population mondiale! C’est encore cette historie de posture intellectuelle de supériorité à la fin… et un aveuglement qui lui, ne semble jamais avoir de fin.

Dans un autre ordre d’idées, mon gâteau de Noël préféré a refait son apparition. Pure joie. C’est celui d’Arhoma aux canneberges. Je vais aller en manger en écoutant la nouvelle série sur JonBenet… Ce n’est pas de mauvais goût, non. Ça l’aurait été si j’avais mangé des ananas dans du yaourt.

J’en ai fini avec mon sentiment d’échec. Je remets Falardeau dans ma poche, tout près de moi.

À bientôt !

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