J’écris un peu moins ici ces jours-ci. C’est parce que je suis très occupée à étudier pour mes examens et à corriger. Aujourd’hui j’ai revu six cours sur la délinquance sexuelle. Vous penserez peut-être que ça m’a déprimé. Pas vraiment, non. Ça me fait me poser des questions sur ce que j’ai vécu et ce que vivent les autres. C’est intéressant. C’est un peu difficile d’étudier autant à 43 ans. Je pense quand même que ça vaut la peine. Je sais que plusieurs ne comprennent pas. C’est leur problème.

Je suis vraiment très heureuse de rester à la maison cette semaine. Ça me fait du bien. Je trouve les allers-retours au travail un peu épuisants. Je suis bien chez moi, même si je rêve parfois d’un autre. Sauf que là c’est le bordel et que je peine à ranger avec tout ce qu’il y a à faire.
Je vis l’arrivée de l’automne avec soulagement. Je n’en pouvais sérieusement plus de la chaleur. J’ai recommencé à courir. Il était vraiment temps. En le faisant, je me rends compte d’à quel point ça m’a manqué et de combiné c’est bon pour ma santé mentale. C’est beau aussi, avec toutes les couleurs. Je déteste quand même l’expression « Aller voir les couleurs »… comme s’il n’y en avait pas des différentes toute l’année… En voilà:

Ma peur de mon quartier s’est évaporée avec le refroidissement du quartier. Peut-être que c’est juste rendu trop animé l’été… et encore là, ce ne sont pas nécessairement des personnes du quartier qui viennent foutre le trouble. Ce ne sont pas les itinérants qui font les pires choses ici.
Je vais mieux. Je suis un peu épuisée, mais mon moral remonte et ça c’est très important je pense. J’ai tellement perdu d’énergie et de temps avec les dernières histoires… J’ai quand même un rendez-vous avec une personne importante de l’université où j’étudiais avant. On verra si ça donne quelque chose. Je me sens quand même mieux où je suis maintenant.
Je dois recommencer à voir un peu plus de gens aussi. C’est un devoir qu’on m’a donné dans mon suivi pour le stress post-traumatique. C’est vrai que je passe beaucoup de temps seule. Ça ne provoque pas vraiment de détresse en moi. Je pense quand même que sortir un peu plus pourrait aider.
Je m’arrête ici. Je dois dormir. Mais je reviendrai sous peu.
Bonne nuit!