Toutes ces histoires m’ont beaucoup fatiguée. Certaines personnes répondront que j’avais juste à ne pas y penser… mais ce serait encore un preuve d’ignorance. Avec le stress post traumatique, quand ces choses-là viennent et reviennent à l’esprit, ça prend un certain temps avant d’y échapper. D’autres personnes diront que ce n’était pas si grave et que ça ne devrait pas autant m’affecter, mais ce serait encore une fois faire preuve d’ignorance. Dans mon cours de victimologie, il m’a été confirmé cette semaine qu’en fait les effets des violences s’accumulent. Elles ne disparaissent pas non. Elles sont en fait décuplées. Je vous aurait bien montré le texte, mais je n’ai pas le droit de le partager en dehors du système d’étude. Alors il vous faudra me croire. Mais ça correspond vraiment avec mon expérience. L’adage voulant que ce qui ne nous tue pas nous rend plus fort n’est donc pas fondé, non. Certes, je suis plus forte que bien des gens après tout ce que j’ai traversé et dont je me suis relevée, mais je suis aussi fragilisée sur d’autres plans. Les états de stress post traumatique que j’ai vécus durant la période de harcèlement et puis après la connerie du chargé de cours à l’université ont été pires que ceux après les agressions sexuelles. Je suis devenue plus forte intérieurement, oui. Mon système nerveux, lui, s’est clairement affaibli. Si bien que toutes les petites violences, elles me frappent plus fort que bien des gens. Pas parce que je serais trop sensible non. Parce que j’en ai déjà trop vécu et parce que ce sont des comportements violents point… et je ne peux pas survivre à tout, non.


Ma conclusion sur toutes ces histoires, c’est que je ne me sentirai jamais inférieure, moins valide ni moins intelligente que les personnes dont j’ai parlé ici ces dernières années.
La semaine a passé vite. J’avais mon premier examen de victimologie. Mes élèves sont en rédaction et ça me fait beaucoup de bien de ne pas parler. Je suis épuisée sur le plan des relations interpersonnelles. La semaine prochaine il y aura enfin relâche et je compte vraiment en profiter.
Je vais encore faire du ménage, oui… J’ai l’impression d’être dans une réorganisation sans fin de mon minuscule espace.
Je dois aller au lit. Mes yeux se ferment sans mon consentement. Je reviendrai bientôt. Je vous laisse les belles fleurs de mon rosier ici:



Bonne nuit