Si jamais vous avez eu la tentation de vous dire que les pensées dénigrantes que vous avez à mon sujet proviennent de mon apparence ou d’autre chose en moi, vous avez tort. Il n’y a rien en moi qui vous autorise à me rabaisser dans votre tête. C’est à vous de vous observer et de prendre vos responsabilités . La seule personne qui vous autorise à avoir des préjugés dénigrants et à agir à partir d’eux, c’est vous-même. Personne d’autre.
Si jamais vous vous êtes dit que c’était moi qui me pensais supérieure en parlant de la douance, eh bien vous avez tort. Je n’ai jamais pensé que ça me rendait supérieure à qui que ce soit. La douance c’est un mode de fonctionnement différent. C’est tout. Comme tout le monde, j’ai des facilités et des difficultés. Plus jeune, je me disais que les autres m’étaient supérieurs et ça m’a causé beaucoup de problèmes. Depuis plusieurs années, je vois toujours les autres comme des égaux. Ça a pour conséquence que j’ai rarement des jugements ou des comportements violents avec eux. Ça ne m’intéresse pas d’être supérieure à qui que ce soit. Je préfère l’égalité. Je n’ai aucune envie de faire du mal aux autres au quotidien. C’est une façon plutôt saine de voir le monde.
La violence, c’est une question de logique. Si vous voulez sortir de vos préjugés et éviter de commettre de la victimisation secondaire, il vous faut comprendre que personne ne vit du harcèlement parce qu’il ou elle a fait quelque chose de mal ou serait réellement inférieur.e. Pour subir du harcèlement, il faut avoir quelque chose que quelqu’un envie. Ça n’a pas besoin d’être extraordinaire, non. Ça peut être simplement des qualités que la personne ne pense pas avoir et cela la fera s’en prendre à celle dont elle croit qu’elle la possède. Dans mon cas, on envie souvent la rapidité de compréhension, la capacité de travail, la créativité, mon courage (global et celui d’être moi-même et…) Ça me fait jamais de sens le harcèlement… puisque même si vous faites du mal à l’autre, ce qu’il a ne vous appartiendra jamais pour autant. Mieux vaut demander de l’aide et se developer soi.
L’autre chose qu’il faut comprendre c’est que personne ne vit de la violence parce qu’il ou elle se laisse faire. La violence c’est une question de pouvoir. Une personne va décider de s’autoriser à être violente pour avoir du pouvoir sur l’autre, pour l’amener à faire ou accepter quelque chose qui ne l’aurait pas été sinon. S’il n’y avait pas de résistance, la personne n’aurait pas besoin de s’autoriser à la violence puisqu’elle aurait accès à ce qu’elle veut sans avoir besoin d’y recourir. Les seules personnes qui vivent de la violence par « faiblesse » (et même là ce n’en est pas), par exemple les enfants négligés qui seront des proies plus faciles ou encore les victimes de crimes opportunistes qui ne connaissent pas leur agresseur et se retrouvent au mauvais moment au mauvais endroit. Par exemple une femme seule dans une halte routière… qui tomberait sur un agresseur opportuniste de passage. Sinon, il fait nécessairement qu’il y ait un rapport de force pour que la violence apparaisse. C’est juste une question de logique.
Je ne sais pas ce que je ferai pour mon travail. Pour le moment je me concentre surtout sur mes autres projets puisqu’ils me maintiennent en vie. Je verrai avec le temps, mais je dois y réfléchir sérieusement parce que ça fait douze ans que j’espère que les personnes blessantes finissent pas acquérir de la maturité et ça ne se produit pas. Et c’est épuisant. Une collègue qui a vécu toute sorte de choses au travail m’a dit cette semaine que ça m’arrivait parce que je dis des choses que la plupart des gens ne disent pas . Elle m’a ensuite dit de continuer à le faire. ❤️ J’ai essayé un très grand nombre de stratégies déjà… ce n’est plus à moi de faire l’effort. Je veux vivre. Pas constamment me défendre. C’est épuisant et ça tue.
Je veux vivre ma vie.
J’ai commencé mon groupe d’écriture ce matin et nous avons fait un exercice sur la fiction historique, genre que je n’aurais pas pensé essayer un jour. Figurez-vous que Blain trouve une idée pour un roman transgénérationnel.
À suivre…
Bonne nuit
