Vivre sa vie (2)

Hier j’ai eu un de mes suivis. Plusieurs hypothèses et avenues ont été envisagées. Une des choses qui faisaient le plus de sens, c’était l’idée que beaucoup de professeurs ont des problèmes d’égocentrisme et d’égo fragile. Ils agissent comme s’ils avaient l’autorité partout, au lieu de comprendre qu’hors de leur classe, ils sont juste une personne comme les autres. Ni supérieure ni inférieure. Ça donne des situations pénibles et immatures comme je dois souvent endurer à mon travail. Ça me fait douter que les institutions d’enseignement soient de bons endroits pour moi. Je suis plus comme une schtroumpfette curieuse gambadant joyeusement dans les connaissances disponibles qu’une personne étrange qui cherche à dominer et s’imposant partout, ce qui m’apparaît clairement comme une attitude complètement stérile et énervante. Je m’entends bien avec les autres personnes curieuses et respectueuses. C’est vers elles que je dois tourner mon regard. Je n’ai pas que des collègues irrespectueux et malpolis. J’en ai aussi de très gentils qui m’apprécient. Mais ce matin j’ai eu beaucoup de difficulté à rester calme quand une collègue est entrée en criant dans mon bureau pendant que je parlais à mon autre collègue en me coupant la parole et en parlant de plus en plus fort alors que j’essayais de terminer ma phrase se la conversation qu’on était en train d’avoir. Encore un manque de respect et de conscience de l’autre. Encore une preuve d’insécurité et de nombrilisme. C’est tout à fait possible d’attendre son tour dans la vie et de comprendre que la parole des autres est importante autant que la tienne… Je vais essayer de trouver une formulation polie de ça… mais en même temps ça semble un réflexe pour plusieurs de crier pour avoir l’attention. Ça m’arrive souvent de me faire couper la parole en plein milieu d’une phrase et de me faire crier après comme si j’étais une conne alors qu’ils n’ont rien compris de ce que j’étais en train de dire. Ce n’est pas super normal ni sain. Ce n’est pas non plus bon pour mon système nerveux qui est déjà très amoché. Je dois réfléchir à plusieurs choses encore,.. Je sais que je suis épuisée de toujours devoir m’expliquer et expliquer des choses qui me semblent des évidences… comme le savoir-vivre de base en société. Un autre truc bizarre est quand ils rient de moi alors qu’ils ne savent pas de quoi ils parlent. Ça m’est arrivé cette semaine quand j’ai parlé d’un test que j’ai passé avec des mèches de mes cheveux pour connaître des sensibilités alimentaires ou autres. Je me suis retrouvée à devoir expliqué les actualités scientifiques sur l’analyse de cheveux. Vous pouvez chercher l’histoire de madame Victoria si vous voulez une idée d’où on en est rendu. En gros c’est une madame morte dont on ne sait pas le nom réel. Elle a été retrouvé dans un petit boisé à côté du stationnement de l’hôpital Victoria. On ne sait pas qui elle est, mais on sait, grâce à la composition de ses cheveux, tous les endroits qu’elle a habités au Québec durant les deux années avant sa mort. C’est quand même fou et super intéressant. Par contre c’est encore une fois épuisant de devoir expliquer des choses à quelqu’un qui insulte notre intelligence. Au moins cette fois ça s’est bien fini… mais je suis tannée. Vraiment. Il ne faudra pas se montrer surpris si j’ai l’air de ça dans les réunions des prochains mois:

J’ai recommencé à travailler sur mes projets en parallèle. Aujourd’hui j’ai reçu une invitation d’une revue de soumettre une bande dessinée pour publication. Ça m’a rendue vraiment très heureuse. Je vais choisir soigneusement les personnes à qui je le dirai. Je sais à quel point beaucoup de personnes aiment me briser mon plaisir et minimiser mes accomplissements. Il faut rester loin des éteigneurs de rêves. Ils nous empoisonnent la vie. J’avais vraiment besoin de cette bonne nouvelle et de cet encouragement.

Ça m’aidera à tenir un temps et à le réaliser un peu puisqu’il devient de plus en plus évident qu’on ne me laissera pas la possibilité de le faire à mon travail.

Bonne nuit

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