J’ai survécu à la première moitié de la semaine pendant laquelle je dois enseigner en étant dans un état de santé plutôt moche. Les élèves sont gentils et compréhensifs. Il reste juste deux jours et ces deux jours seront assez courts. J’ai quand même hâte de me reposer tout le week-end. Finalement je ne faisais pas du tout une crise allergique. C’était un truc viral. Heureusement, c’est possible de l’avoir une seule fois. Je me sens encore fragilisée, mais je remonte la pente. J’ai surtout hâte de ne plus avoir l’air d’un alligator.
Ce matin je suis tombée sur ça. C’est une scène digne d’un true crime:

En fait il y a trois drags queen qui habitent l’appart au coin de la rue. J’imagine que ça leur appartient. J’ai quand même eu un moment d’inconfort en voyant la jambe et j’ai dû aller vérifier ce qu’il en était pour avoir l’esprit tranquille.
J’ai parlé avec mon psy et mon intervenante de ce qui m’est encore arrivé au travail. C’est profondément pénible. Ils étaient découragés tous les deux. Mon psy dit que c’est triste de constater l’énorme écart entre ce qu’on imagine des milieux académiques, ce qu’ils pourraient être et ce qu’ils sont réellement. L’intervenante dit que selon ce qu’elle observe, il y a énormément d’immaturité à tous les niveaux dans le milieu académique. Je vais la croire. Ça correspond à mon expérience.
J’aimerais vraiment pouvoir vivre une vie où il y a plus de paix. Une vie dans laquelle je ne dois pas constamment surveiller les autres et me méfier de ce qu’ils vont décider ou pas de me faire. J’ai toujours su que tous les êtres humains n’ont pas nécessairement un bon cœur ni de bonnes intentions. Par contre en ce moment on dirait que ça rentre plus clairement, que ça devient plus évident. Ça, ainsi que le fait que ce n’est pas parce qu’on est gentil et respectueux avec quelqu’un que l’autre nous le rendra.
Il faut aussi que je me rende à l’évidence que la plupart des êtres humains ne se posent pas autant de questions que moi dans leur rapport à l’autre. Ça me semble inimaginable de faire perdre leur temps aux autres de cette façon… et de trouver ça normal en plus. Ça me semble impensable de manquer de respect aux autres au point où certaines personnes me manquent de respect… J’ai observé que souvent, les personnes qui essaient de me faire croire que je ne suis pas intelligente, ce sont des bullies. Des personnes qui passent leur temps à intimider et à crier après les autres. Des personnes devant qui il m’est souvent très difficile d’être justement… à cause de toute la violence que j’ai vécue avant et qui me paralyse le système nerveux. Je ne comprends pas qu’on puisse se permettre de pourrir la vie des autres à ce point. Quel égocentrisme!
C’est quand même fou de penser que je leur ai parlé de cette idée pour prendre soin d’elles parce qu’elles étaient épuisées… et que c’est comme ça qu’elles me traitent après. Fou.
Je pense qu’une plus sage distribution de la gentillesse s’impose clairement.
Je vais apprendre de nouvelles façon de me détacher de ces histoires afin de ne plus y perdre autant d’énergie. Ça tue ma vie, l’immaturité, les problèmes et l’inconscience des autres. Je pense que je vais encore apprendre beaucoup.
Je veux vivre, moi. Je veux créer. Je ne veux plus perdre mon temps à me remettre des effets des comportements malsains de personnes qui auraient bien plus besoin que moi d’aller en thérapie. C’est indubitable.