L’urgence

J’attends à l’urgence d’un hôpital de la ville depuis plus de quatre heures maintenant. Ma réaction allergique s’est compliquée. Je suis retournée voir mon pharmacien qui m’a dit d’aller à l’urgence… Finalement j’aurais peut-être été mieux à la maison. C’est interminable et très souffrant. Ça donne l’impression que j’aurais eu le temps de faire quatre chocs anaphylactiques… mais ils doivent savoir ce qu’ils font même si le corps me brûle pendant tout ce temps et en même temps j’ai extrêmement froid. Je pense qu’ils vont me brancher un soluté un jour ou l’autre,

J’ai appris de l’association étudiante que le genre de situation que j’ai vécue à l’université de produit constamment à cette université… et qu’effectivement l’université ne se gêne absolument pas pour mentir aux élèves afin de sauver son image. Je n’étais donc pas paranoïaque, non. Je suis heureuse d’être partie. Ça me dégoûtent les gens et les institutions obsédés par l’image au lieu de par ce qui est juste. Ces personnes finiront par avoir plus de problèmes que ce qu’elles pensent par contre. Ça, c’est une certitude.

J’ai confronté les personnes qui s’étaient approprié mon idée au travail. Une a prétendu ne pas se souvenir de qui ça venait. Il me semble en ce sens qu’une réunion où presque tous les collègues sont présents est un excellent moment pour trouver qui a eu l’idée justement… mais non apparemment. L’autre s’est fâchée, a prétendu n’avoir jamais dit ça et m’a dit qu’il fallait vérifier avant d’accuser des gens.. Considérant qu’elle n’a rien dit en réunion quand on lui a attribué l’idée, j’ai dit qu’il n’y avait rien à vérifier. Aussi, c’est la femme qui essayait de me faire croire, il y a quelques mois, que je n’étais pas vraiment intelligente et que je ne faisais jamais rien (ça fait deux de mes idées qu’elle prétend siennes.. c’est sûr qu’à la longue ça m’enlève des activités et des contributions, oui…). Il faut quand même avoir du front tout le tour de la tête pour se permettre après ça de tenter de me donner des leçons… Je ne me suis pas gênée pour lui rappeler qu’elle-même s’était autorisée a me dire des choses extrêmement déplacées, voire violentes, sans vérifier quoi que ce soit et que donc elle n’avait aucune leçon de vie à me donner en ce sens. Je trouve tout ça tellement aberrant. Un lecteur parmi vous avait comparé ce que je vivais au travail à être au secondaire. C’est pas mal ça on dirait.

J’ai profité de mon attente ici pour avancer dans ma lecture de mon livre de victimologie qui est ma foi fascinant et confirme beaucoup de choses que j’ai dites ici au fil des ans:

On pourra conclure de ces passages que je suis une très mauvaise victime parce que je ne réponds pas aux attentes de la société et que je bouscule l’ordre établi. Aussi parce que je refuse de fermer ma gueule. Aussi parce que je le dis même s’il s’agit de personnes bien vues et que je connais et que ça va briser des liens. On peut aussi dans ce fait trouver la cause (très subjective chez les personnes concernées alors qu’elles s’imaginent qu’elles ont raison de le faire mais qu’elles le font en réalité par ignorance) de l’absence totale d’empathie à laquelle je fais constamment face. Ce sont des choses que je savais, mais ça fait du bien de les voir imprimées noir sur blanc et me donner raison…

Je retourne lire un peu. On finira bien par m’appeler un jour pour me brancher et me sauver.

À bientôt

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