Je suis pas mal disparue de partout ces jours-ci. J’essaie de bien prévoir les choses à venir et de mettre de l’ordre dans tout ce que j’ai à faire. Le congé de trois jours est passé beaucoup trop vite. Je fais en plus une énorme crise d’urticaire qui m’épuise pas mal. Je n’avais pas besoin de ça et je ne sais pas par quoi c’est causé… mais je ne m’endure pas le corps.
La semaine dernière a été une semaine un peu difficile. J’ai transmis les informations de ce qu’il s’est passé à l’université à l’association étudiante afin qu’ils puissent mieux défendre les élèves si une situation comme celle que j’ai vécue de produisait à nouveau. C’est pénible de plonger dans tous les détails et l’ampleur du manque de respect et de la violence au sein de cette expérience plus que pénible… même si en fait les violences qu’on vit ne nous quittent jamais complètement. C’est toujours là, juste sous la surface, remontant de temps à autres. Je trouve pénible qu’on me demande souvent si les choses sur la violence que je lis, écris, étudie et enseigne ne font pas remonter des choses auxquelles je ne pensais plus. Ce n’est jamais très loin. On n’oublie jamais, heureusement ou malheureusement. Je ne sais pas ce que c’est, une vie légère, donc ça ne me manque pas, non. Considérant la nature de ma neuroatypicité, je ne suis pas certaine d’en être capable non plus.
Le fait est que les représentations de violence me surprennent rarement et peu longtemps. Probablement que c’est parce que c’est ce que je connais le plus et le mieux. Ça arrive quand même parfois. L’autre jour je regardais une série avec Amy Schumer et la personnage principale a été agressée alors qu’elle était inconsciente. C’est la seule représentation d’une agression sexuelle qui a eu un réel impact sur moi à part celle de Straw Dogs (Celui de 1971). Elles l’ont fait pour des raisons complètement différentes.
Je suis aussi en train de penser à comment je pourrais repenser le blogue, maintenant que ma vie a changé.
Ça se passe plutôt bien au travail, à part qu’aujourd’hui en réunion j’ai vu une de mes idées être attribuée à quelqu’un d’autre… Rien de neuf, quoi. Je ne suis même plus surprise.
De retour bientôt.
Je vous laisse un autoportrait non terminé fait dans le cadre de mon nouveau suivi pour le stress post-traumatique.
