Les choses se passent bien pour la rentrée, mais le temps file à toute vitesse. Il y a tant de choses à faire. Je trouve aussi un peu difficile de me remettre en mode sociabilité. Avec les élèves ça va. Ça va toujours. Ils et elles sont généralement plus faciles que les personnes plus âgées. Ils me font rire et semblent heureux même si je suis consciente qu’un cours sur la dissertation ça ne devait pas être fantastique aujourd’hui… mais autant leur enlever un peu de peur de l’épreuve qu’ils et elles passeront en décembre.
Mon autre rentrée approche aussi. Je commence mardi prochain. J’ai très hâte. J’ai pu enfin voir le plan d’un de mes cours aujourd’hui et ça semble super intéressant. Il y a une section sur les tueurs de masse et plein d’autres sujet qui m’intéressent, mais que je n’ai jamais pris le temps d’explorer davantage. J’ai hâte de voir les autres plans et de pouvoir prendre une décision sur combien j’en garde durant la session. Je me suis aussi inscrite dans un groupe d’écriture pour continuer à rester motivée et réussir à finir le livre sur lequel j’ai travaillé cet été. J’ai aussi demandé une place dans une formation en arts visuels… et un cours de mise en forme par le ballet. Je ne voulais pas retourner au ballet classique. Pas maintenant en tout cas. Les instructeurs sont des genres de nazis à l’école supérieure et je ne suis pas assez en forme pour subir ça. Je vais aussi appliquer dans un centre pour femmes qui vivent de la violence. C’est seulement quelques heures par semaine. Ça me fera du bien, aider.
J’ai fait un cauchemar mettant en vedette le chargé de cours hier. Je pense que c’est parce que samedi j’ai appris qu’une poète s’était faite massacrer dans le journal par un vieux poète. Une humiliation publique complètement inutile… vous savez. Comme il y en a tant. Après ça m’a hantée et je me suis demandé comment elle vivait ça. Est-ce qu’il y a des classes secrètes disant aux hommes que la seule façon d’argumenter face aux femmes c’est de les rabaisser et de les humilier? Parce que dans mon parcours, ce n’est jamais ce que j’ai appris. Ça me dégoûte. C’est tellement inutilement et intensément violent. J’espère qu’elle va bien malgré ça.
Je dois aller au lit. Je me bats encore tous les jours contre la fatigue, le stress post traumatique et la dépression. Ce n’est pas facile. Ma vie va quand même pas mal mieux. Je vous reviens bientôt. J’ai encore quelques trucs à placer dans ma vie pour me sentir prête pour la session.
J’espère que vous allez bien.
Cassius a failli être happé par la beauté de son reflet dans l’eau ce matin. Il a heureusement échappé au narcissisme. Je souhaite la même chose aux hommes dénigrants.


