Quelle journée difficile ça a été. Une partie de mon quartier a été inondée par un bris d’aqueduc… que les citoyens avaient remarqué et signalé depuis plusieurs semaines… mais apparemment la ville pense que l’asphalte sue naturellement par ruissellement d’eau. L’eau s’est rendue jusqu’à ma rue, mais en bas du boulevard de Maisonneuve. Donc juste un peu plus bas que l’e droit où se trouve mon appartement. Nous sommes restés pendant huit heures sans électricité et sans eau potable… en pleine canicule. Je voulais mourir. Ça a presque été une journée perdue.
Ça l’aurait été si je n’avais pas terminé la lecture de ce livre magnifique:

Ça m’a beaucoup parlé. La vie des femmes est tellement difficile, partout. On y sent bien la sauvagerie des hommes et des femmes. Les hommes qui veulent soumettre les femmes. Les femmes qui fessent sur les autres femmes pour avoir l’attention des hommes… ou qui se sentent exister seulement si elles ont un homme dans leur vie. C’est terrible. Le livre est magnifique, mais je ne vous raconterai pas tout. Je préférerais que vous la lisiez, la brillante et belle femme.
Ça m’a quand même fait remonter au bord des lèvres beaucoup d’abus que j’ai vécus, autant de la part des hommes que des femmes. Les gens sont vraiment très malheureux pour maltraiter les autres ainsi. Ils n’ont pas beaucoup de respect pour eux-mêmes non plus. Personne qui a le moindre respect pour soi-même et la moindre empathie ne passe son temps à détruire les autres. Il faut aussi ne pas réfléchir beaucoup pour croire que briser une autre personne nous apportera du bonheur.
Je souffre d’impatience ces jours-ci… impatience d’aller mieux. Impatience d’avoir plus d’énergie. Impatience qu’il fasse moins chaud. Impatience d’arriver à changer ma vie.
Je trouve aussi que je ne produit pas assez. Je ne fais pas assez ce que j’aime.
J’ai trouvé mon prochain tatouage.
Je suis épuisée.
Hannah vous dit bonne nuit.

