Non, Ann Burgess n’était pas une lesbienne blonde sexy perturbée par sa vie affective secrète. Je n’ai pas de problème avec les lesbiennes blondes sexy perturbées par leur vie affective secrète. Mon problème est ailleurs.
La première fois que j’ai vu Mindhunter, la série, là… mais j’ai lu le livre aussi, oui, j’ai été vraiment ennuyée par les vies des personnages principaux (pas les prisonniers, non). Je les trouvais très souvent très énervants en dehors de leurs fonctions. Je ne comprenais pas trop pourquoi on avait mis ces détails de leurs vies personnelles alors que ce qui intéressait clairement tout le monde c’était leur travail avec les tueurs en série. Eh bien j’avais raison de les trouver énervants… puisque, en fait, les personnes qui ont réalisé Mindhunter ont complètement changé la vie personnelle des personnes réelles que la série est supposée représenter.
Ann Burgess n’est donc pas une lesbienne blonde sexy et perturbée, non. Elle était mariée, avait des enfants, a été la première personne à amener en cour l’argument que la violence psychologique affecte le fonctionnement du cerveau (et tout le monde a ri d’elle alors qu’elle avait raison…). Elle a aussi été la première personne à réaliser une étude sur les victimes de viol et comment le système leur fait vivre des violences supplémentaires (victimisation secondaire) et est donc une pionnière de la victimologie. Elle a été invitée par le FBI à collaborer avec eux en raison de ce travail. Elle était infirmière psychiatrique alors… pas chercheuse… Elle savait aussi piloter de petits avions. Mais apparemment tout ça est moins intéressant qu’être une lesbienne blonde sexy perturbée selon les réalisateurs…
Je ne suis pas d’accord. Ann Burgess c’est pas mal ma nouvelle idole et héroïne. Il y a un bon documentaire sur elle sur Disney+ si vous voulez la découvrir. Ça s’intitule, Mastermind: to think like a killer.
Ce petit préambule vise à illustrer le fait que je vais mieux, que je reprends du poil de la bête en plus du poil de mes bêtes. Ça me fait réfléchir beaucoup, ce que j’ai vécu à l’université, les études en criminologie et en victimologie que je fais à présent, ainsi que les pionnières, mais aussi toutes les autres personnes qui travaillent fort à faire augmenter nos connaissances et diminuer la violence. Ça me donne toutes sortes d’idées pour l’avenir. J’en reparlerai peut-être. Je ne veux pas trop en parler pour le moment. J’ai un peu peur qu’on me vole mes idées justement.
J’ai eu des jours avec des hauts et des bas. Je commence à me résoudre à l’idée que ma double rentrée approche rapidement. J’ai hâte à celle comme étudiante, pas trop à celle comme prof, mais le cœur finira par venir.
Un amie m’a dit que ça faisait du bien de me lire. De voir comment je me reconstruisais. Que ça lui donnait de la force à elle et probablement à d’autres personnes. Ça m’a beaucoup touchée. J’espère que le blogue a cet effet, oui.
J’ai l’impression de manquer de temps et d’énergie sans arrêt en ce moment. J’ai peur aussi qu’il m’arrive d’autres trucs pénibles et que je me retrouve encore avec des symptômes de stress post traumatique aigus. Mon psy dit que ça aussi c’est un symptôme de stress post traumatique. Je dois me rappelé qu’à chaque fois qu’on m’a fait vraiment du mal, j’ai travailler très fort pour me remettre et me reconstruire. Je rebondirai encore si quelque chose arrive encore… mais j’avoue être tannée et avoir envie de disposer de mon énergie pour faire autre chose que me remettre de comportements violents, absurdes et injustifiés.
J’ai commencé à regarder Criminal Minds… parce que, étrangement, je n’ai jamais vraiment envisagé de le regarder… et il y a 17 saisons. Je pense que j’ai beaucoup de bonheur en vue pour les froides soirées d’automne et d’hiver.
Je me suis finalement acheté mon premier IPad à vie… Je l’ai fait graver pour me souvenir de créer.
Ce sont les nouvelles en vrac.
À plus!
