Ça va un peu mieux. J’ai quand même encore des moments de colère, d’incompréhension, de tristesse et de douleur. Souvent, ce que les gens ne comprennent pas de la violence psychologique, c’est l’importance de la personne dont ça provient aussi. Bien sûr que si une personne inconnue dont je n’ai rien à foutre m’insulte dans la rue, ça ne va rien changer à ma vie. J’aurai peut-être peur que la personne aille plus loin et me fasse du mal physiquement pendant quelques secondes, mais ce sera tout. Cette histoire, elle a été aussi blessante et traumatisante parce que c’est quelqu’un que j’appréciais et en qui j’avais une certaine confiance (à tort visiblement). Les madames, elles, étaient traumatisantes parce qu’elles étaient supposées m’aider et me protéger et c’est complètement l’inverse qui s’est produit. Les choses qu’elles m’ont dites sont complètement décalées et non professionnelles pour 2024. Je n’aurais jamais dû avoir confiance dans aucune de ces personnes.
Je ne sais pas ce qu’il voulait faire, le chargé de cours. Il me semble que le comportement qu’il a choisi d’avoir allait inévitablement mal finir. Je me demande ce qu’il s’est dit: « Elle va pleurer et je vais la consoler. » ou encore « Elle a osé me corriger sur une chose ou deux durant la session, il faut la détruire et l’humilier devant les autres qui aiment ce qu’elle fait! »… ou quelque chose de débile du genre. Parce qu’il n’existe pas de réflexion intelligente qui mène à ce comportement là. À la fin, même si je l’avais été, narcissique, ça n’aurait pas été de ses affaires et clairement pas son rôle de m’informer de mon diagnostic en public dans un cours de photo alors qu’il n’a clairement pas les compétences pour le faire… et que s’il les avait, il aurait l’obligation de faire ça en privé et non dans une salle de classe pleine de gens. Le but c’était purement et simplement de me blesser et ça, ça n’a pas sa place en enseignement. Jamais. Encore moins de se défouler sur une élève qui nous a informé qu’elle souffre déjà de PTSD… c’est juste du sadisme.
J’ai parlé avec l’autre femme que je connais à qui il a fait subir un peu la même chose hier. Elle a dit que le mieux qu’on pouvait lui souhaiter c’était de prendre connaissance des informations que je lui ai données et de choisir de devenir une meilleure personne, au moins pour ses élèves. Je pense que c’est pas mal ça. Je pense que cette histoire est enfin finie.
Je recommence à travailler bientôt. Le 15 officiellement, puis en classe le 21. Je vais cependant me remettre au travail lundi ici dans le calme. Je suis un peu déçue de mon été. Il a passé trop vite et cette histoire avec l’université ainsi que la chaleur suffocante l’ont rendu plus pénible qu’agréable. J’aurais aimé faire vraiment plus de choses, mais c’est la vie. Le fait que je recommence à avoir un peu plus d’énergie me conduit à penser que je vais être en mesure de faire plus de choses pendant la session. Pas seulement enseigner. Mais on verra. Un jour à la fois. Il est quand même trop tôt dans mon cœur pour retourner au travail.
J’essaie de me préparer mentalement aux commentaires qui m’attendent inévitablement comme d’habitude. Je trouve les gens souvent pénibles. Comme ce matin, au jardin, une dame s’est mise à me dire que je devrais faire ce que j’étais en train de faire autrement… alors que je ne lui avais rien demandé et que j’utilisais réellement la bonne méthode. Si c’était juste une fois de temps en temps, ça irait, mais non, c’est tout le temps! Qu’est-ce qu’ils ont les gens à toujours se mêler de ce qui ne les regarde pas? Qu’est-ce qu’ils ont à toujours penser qu’ils savent mieux tout faire que tout le monde? C’est quand même fou de se prendre pour un autre comme ça. C’est épuisant à subir aussi. Ces jours-ci j’essaie de trouver des petits trucs pour prendre mes distances avec tout ça. Il y aura toujours des gens comme ça, mais comme mes symptômes diminuent un peu, j’aimerais arriver à rester un peu plus zen face à ces personnes épuisantes et énervantes. Ça me prend de l’énergie pour rien.
Je passe une drôle de semaine et fin de semaine. Le temps passe à une vitesse folle et on dirait que rien n’avance. J’ai quand même un peu moins l’impression d’avoir mangé un coup de pelle sur la tête. Je pense avoir retrouvé un peu de ma santé pour la rentrée. Je verrai bien.
Bon… c’était une forme de clôture de l’histoire de l’université. Je me sens un peu plate aujourd’hui. Désolée. Je vais retourner cuisiner.
J’ai trouvé un trésor cette semaine. Tout n’allait donc pas complètement mal.
À plus!
