Vivre

Aujourd’hui j’ai fini de me débarrasser de mes notes de L’École supérieure de cirque, d’abus de pouvoir et de misogynie internalisée. J’avais besoin de tourner la page et de passer à autre chose. Ça m’a fait du bien. Ça m’a aussi rendue un peu triste bien sûr, mais il ne sert à rien de m’appesantir davantage sur cela. Le temps fera son travail. Le chargé de cours célébrera mon départ. Les madames se sentiront bien heureuses de s’en être tirées si facilement. Et je continuerai ma vie en me respectant moi-même et mes valeurs. Il y aura malheureusement toujours des personnes violentes et malhonnêtes.

J’ai eu des commentaires très positifs sur le début de mon livre. Ça m’a fait très plaisir et ça m’encourage à le terminer. Je pense qu’après ce qu’il s’est passé, c’est tout simplement nécessaire. Ça me fait du bien de retraverser tous les événements et souvenirs présents dans ce livre et d’affirmer ce que je pense important d’affirmer. Ça prendra un peu de temps et de lecture encore, mais j’y arriverai. Nous avons beaucoup travaillé sur ce qui m’empêchait de croire assez en moi-même et en mes projets pour le faire en thérapie. Je pense que ça va aller.

Les vacances passent trop vite, mais je me surprends parfois à avoir hâte à certaines choses de la rentrée. Le fait de renouer avec un certain rythme, j’imagine. Revoir certaines personnes aussi. J’ai besoin que ma vie avance après toutes les horreurs des deux dernières années. J’ai envie d’être active. Je profite quand même du temps sans limite dont je dispose en ce moment. Le soir, je tombe de sommeil.

Dans un registre plus léger, j’ai commandé des graines de plants de légumes miniatures de l’île du Prince Édouard. À défaut de pouvoir y retourner prochainement, j’aurai au moins quelque chose qui provient de leur terre. J’ai envie de bord de mer froide.

J’essaie de rêver pour le futur aussi. Il y a une vie après tout cela, je le sais, mais je commence à être épuisée de subir la violence, l’ignorance et le mal être des autres. J’ai besoin de prendre soin de moi si je veux pouvoir continuer. J’ai besoin de paix et de respect. Il y a des êtres bons, oui. Ils sont juste parfois un peu difficiles à trouver.

Avec le recul, puisque mon psy m’a dit depuis le début que les madames ne respectaient pas les procédures et que je le savais aussi en tant que prof, j’aurais peut-être dû me dégager plus vite du processus. Maintenant j’ai deux professionnels de santé mentale, un avocat et une tonne de profs qui me disent que ce que ces personnes m’ont fait est absolument anormal. Mes connaissances sur la violence me le disent aussi. Je le sais donc. Il n’y a pas de place possible pour le doute. C’était mieux de partir. Je ne ferai pas fléchir la malhonnêteté de cette institution à moi toute seule. En tout cas pas aujourd’hui dans l’état où plusieurs événements très violents m’ont laissée.

Je retrouve un peu d’énergie et il y a de l’amour ici. C’est déjà ça.

La vie mal envoyé plein d’indices aujourd’hui… ou alors j’ai su voir ce qui me porterait vers l’avant:

À plus!

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