
J’espère au moins que maintenant que j’ai même envoyé promener l’ombudsman personne n’osera plus me dire que je vis de la violence parce que je suis une petite chose faible et inférieure qui se laisse faire. Il me semble que cette histoire avec l’université montre de façon évidente que je vis plus de violence parce que je résiste et me défends avec beaucoup de force contre des choses très violentes que d’autres accepteraient en fermant les yeux. Genre te satisfaire d’excuses qui minimisent ce qui a été fait et disent que c’est ta faute si l’autre t’a violentée…
Je pense que c’est clair aussi que je ne suis pas du tout du genre à me laisser intimider. Après tout le travail qu’on a fait en thérapie contre la honte que les agresseurs essaient de nous faire ressentir, il n’y a pas grand chance que je me taise, non, ni que je pense que c’est moi le problème. Je connais trop bien leurs manœuvres. Je ne suis pas du genre « je n’en ai jamais parlé à personne ». Je suis plus du genre « Je vais le dire à tout le monde histoire qu’on sache qui tu es et ce que tu fais et que le risque qu’il y ait d’autres victimes diminue ». Je l’ai raconté à quatre personnes aujourd’hui qui ont toutes eu la même réaction, soit un mélange de révolte, de tristesse et de dégoût.
Il n’y a personne qui croit ce que l’université dit sauf les employés de l’université… et non, l’université n’est pas une cité indépendante du reste du Québec qui pourrait inventer ses propres lois… et non, les profs de l’université n’ont pas plus le droit d’agresser les élèves que les profs de cégep… parce qu’apparemment je pense comme je pense parce que je suis juste une prof de cégep… Ce serait presque à mourir de rire si ce n’était pas si répugnant. Vous pouvez arrêter de m’espionner ici si vous travailler à l’université… je comprends que vous aimez me sous-estimer, mais je ne suis clairement pas assez conne pour mettre le nom de l’université ou celui des personnes impliquées ici… Je connais trop bien la malhonnêteté des personnes qui savent paraître bien adaptées socialement pour accéder au pouvoir…
J’ai pris congé aujourd’hui. Je suis allée chez le dentiste qui m’la répare une dent cassée en mangeant des pistaches. Il m’a promis de me faire des dents de lapin si un jour je lui demandais, mais que ce serait un peu plus cher pour les matériaux. Nous avons bien ri. J’ai aussi installé mon jardin hydroponique:

Je sais qu’il faut que j’aille de l’avant avec ma vie. J’ai enlevé tous les trucs liés à cette université de mes réseaux sociaux aujourd’hui pour ne pas avoir de mauvaise surprise alors que je me sentirai mieux. Ils ne m’ont pas répondu bien sûr… pour le truc de l’avocat et du harcèlement. Je pense que je vais cesser de regarder mes messages jusqu’au deux août puisque c’est seulement à ce moment que mon dossier pourra être fermé.
Je suis épuisée. C’est un immense travail de guérir et de faire diminuer les symptômes de PTSD. J’essaie d’alterner repos et efforts vers l’avenir. Ce n’est pas facile, mais il faut que j’arrive à me reposer au moins un peu avant la rentrée. J’ai plein de choses à faire aussi. Je vais faire une liste demain. Il faut que ça avance. Je dois absolument amener ma vie ailleurs et m’éloigner des comportements vicieux et toxiques de ces personnes. Il faut que je travaille vers le mieux et le plus sain.
Je suis tannée de me sentir comme une licorne enchaînée.

Bonne nuit