Le mot « vicieux », il m’est venu d’un ancien prof d’université qui était bien heureux que sa retraite le protège du genre de coups vicieux que j’ai reçus ces derniers mois. Donc non, je ne suis pas seule. Je n’en doutais pas vraiment. Je sais bien, avec toutes les connaissances acquises ces dernières années, que la violence n’est pas rare et que les personnes qui se permettent d’utiliser la violence dans leur vie ne le font jamais seulement avec une personne… bien qu’elles vous diront toujours que c’est vous le problème. Le mot convenait. Je l’ai gardé. Merci J.
Ce matin, j’ai pensé au legs spirituel de nos ancêtres. Désolée si je radote, mais j’aime bien cette histoire. Du côté de mon arrière grand-mère, qui était écossaise, la devise de la famille est « Nous sommes chanceux que vous existiez ». Elle leur a été donnée par un roi d’Écosse parce qu’ils vivait sur un terrain situé entre deux clans qui s’affrontaient régulièrement. Quand les batailles éclataient, ils se joignaient toujours à ceux qui étaient en train de perdre afin de leur donner une juste chance de gagner. Le vrai nom de famille que je porte est un nom français et la devise familiale est « Je ne ploie point ». Ce matin j’ai mis en boucle le solo de cornemuse d’une chanson de Berurier Noir et j’ai dansé un peu de joie, en me disant que j’avais fait honneur à l’héritage de mes ancêtres. Même si je sors de cette histoire pas mal amochée, j’ai livré une bonne bataille pour que les choses soient plus justes. Je n’ai pas non plus plié sous les faux arguments. J’ai de quoi être fière.
Après, par contre, j’ai subi plusieurs montées d’anxiété toute la journée et j’avais beaucoup de difficulté à respirer. C’est le PTSD qui fait ça. Chaque fois que je repensais à ce qui m’est arrivé à l’université ces derniers mois, je ne pouvais m’empêcher de me secouer la tête, de sortir la langue et de laisser échapper un grand « Ark! » de dégoût bien profond. C’est le choc. Ça s’atténuera. Une des choses qui m’attriste le plus est que je dois refaire une bonne partie du travail contre les symptômes du stress post-traumatique parce que bien sûr tout ça a continué la crise que je subissais à cause du harceleur et l’a empirée. J’essaie de prendre les choses un jour à la fois, mais c’est frustrant. Infiniment. Des fois j’ai l’impression que les gens nous prennent pour des plantes vertes qui ne ressentent rien et pensent que nous devrions nous plier à leurs mensonges et leurs manipulations juste pour leur plaisir, même si nous savons que ce qu’ils disent est faux et que ce qu’il font est réellement mal d’un point de vie éthique… S’ils savaient quels sont les effets réels de leur violence, leur gaslighting et… Je pense qu’ils mourraient de honte… mais c’est ca justement. Ils ne veulent pas savoir ni imaginer. Ils veulent mentir et violenter. Personne qui sait réellement ce que ça fait de souffrir de PTSD ne ferait ce qu’ils m’ont fait à quelqu’un dans cet état.
Parlant de racines, j’ai commencé à aménager mon jardin intérieur. C’est long parce que je dois souvent m’arrêter parce que je suis très fatiguée de toute cette histoire d’horreur… mais ça poussera, vous verrez.

J’ai tant de projets. Je vais travailler à construire de la beauté et de la justice. Je me suis fait un petit horaire pour la fin des vacances pour travailler finalement à mes projets.
Bon… Je vais aller lire ce qui est arrivé à Christiane F. après l’épisode de nous connaissons tous… elle est probablement devenue une femme sans valeur qu’il faut abattre et mettre aux poubelles, comme moi… Non sérieusement c’est pour mon livre, oui…
Puissiez-vous avoir un aussi beau sourire timide qu’Hannah.
