Le syndrome des Trumpettes

Hier je parlais avec un autre prof de cégep qui lit parfois le blog de ce qui m’est arrivé à l’université. Sa réaction a été de dire que c’était vraiment de la merde leur affaire et que je devais partir de là. À un moment donné, quand tout le monde à l’extérieur d’une institution te confirme que ce qu’on t’a fait dans une institution est inadéquat, malsain et violent, ça devient difficile de penser que l’institution a raison… chose que je n’ai jamais crié d’ailleurs. Je suis quand même prof depuis 17 ans en plus de toutes les connaissances que j’ai sur la violence et que j’ai confirmées ici et là avec différents professionnels extérieurs à l’institution. Donc c’est effectivement vraiment de la merde leur affaire… et il fallait partir de là.

La conversation avec cet homme portait sur la manipulation. J’ai dit que les femmes qui été supposées m’aider mais qui m’avait en fait fait subir plus de violence et s’étaient montrées très négligentes face à mon était de santé me faisaient penser aux femmes qui votent pour Trump… même si elles savent qu’il est un agresseur. Il y a des clubs de ces femmes qui se nomment les Trumpettes. Bien sûr le choix de ces femmes vient en partie de misogynie internalisée, mais je pense que ce sont aussi des Flying monkeys, nom qu’on donne dans la littérature anglophone portant sur la violence psychologique aux personnes complices des abus. Les Trumpettes sont des femmes qui cautionnent les abus de Trump en faisant en plus vivre de la victimisation secondaire, qui est une autre forme de violence, aux femmes victimes de ce malade. Elles lui trouvent des excuses, minimisent ses gestes et paroles et, bien sûr, essaie de mettre la responsabilité de ses diverses agressions sur ces victimes. À première vue c’est un problème de santé mentale. Pour une personne professionnelle c’est plutôt un manque d’estime de soi double d’un aveuglement sur la violence. Ces personnes pensent que le fait de se ranger du côté de l’agresseur, celui qu’elles interprètent comme fort, va les protéger… alors que dans la réalité, cette violence finira inévitablement par se retourner contre elle.

J’ai décidé que dans mon cœur, les femmes supposées m’aider et me protéger sont en fait des femmes qui souffrent du syndrome de la Trumpette… et des flying monkeys. Le flying monkey fait référence au magicien d’oz, oui. J’ai caressé un moment de leur envoyer des costumes de flying monkey pour Halloween, le jour où on montre sa vraie nature:

Mais à 260$ le costume, ça n’arrivera probablement pas puisqu’il mien faudrait 5-6… peut être que j’enverrai des photos de Trump et des perruques blondes… parce que les Trumpettes ont souvent de longs cheveux blonds… Mais j’ai un autre projet moins coûteux et en fait, j’espère ne plus y penser rendue à Halloween.

Je ne saurai jamais si elles m’ont menti ou si elles manquent juste de compétences et de connaissances. Ce que je sais c’est que c’est vraiment bizarre quand on a grandi avec un agresseur de se faire dire que la personne qui nous a fait du mal est en fait très charmante et collaboratrice… il faut vraiment avoir une naïveté infinie ou une malhonnêteté crasse pour dire quelque chose comme ça… Comme s’il allait vous le montrer directement, de quoi il est capable, alors que son emploi est en jeu… La société a encore beaucoup de chemin à faire pour que plus de personnes soient informées du fonctionnement de la violence et cesse de minimiser les comportements violents… encore plus arrête de tirer des conclusions stupides comme: Je le trouve sympathique, moi. Il ne doit donc avoir rien fait! Je pense que le chargé de cours doit être mort de rire de s’en être sorti aussi facilement. Je ne pense pas qu’il a eu une seule pensée pour les conséquences sur ma vie.

Je dois me coucher. Je continue bientôt.

J’ai eu ma première framboise noire:

Bonne nuit!

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