Bon… j’ai besoin de me plaindre encore un peu. À partir de demain, j’ai beaucoup de travail qui m’attend. Des tonnes de choses à écrire et dessiner. Classer, nettoyer, organiser, prévoir… Ce sera mon planning pour la fin des vacances.
En tout cas, le moins qu’on puisse dire, c’est que dans cette université, ils n’ont pas peur de jouer avec la vie des gens, de leur faire du mal et de les mettre en danger. C’est vraiment insensé. Je pense que le parcours avec les personnes étant supposées être là pour m’aider était encore plus traumatisant que l’agression en elle-même. J’ai rarement vu autant d’ignorance et d’incompétence. Je suis consciente, oui, qu’une bonne partie de ça est causée par le corporatisme, l’ego et l’insuffisance des connaissances concernant la violence. Mais quand même… si les personnes impliquées avaient été mes élèves, absolument toutes ces personnes auraient eu zéro pour la profondeur de leur analyse.
Parmi les choses que je trouve répugnantes, il y a le fait qu’ils cherchent à me faire passer pour une petite conne qui fait une crise parce qu’elle n’a pas eu ce qu’elle voulait en deux semaines. Alors que ce n’est vraiment pas ça qui s’est passé. Ça a duré des mois. Des mois pendant lesquels j’étais malade en raison de la situation et où je souffrais quand même assez intensément des effets secondaires de l’agression (parce que oui, une humiliation publique c’est une agression psychologique grave… il y a en fait même des pays où les gens qui les commettent sont passibles d’emprisonnement… on est un petit peu beaucoup en retard ici…) mais ça ça n’a jamais été pris en compte. Comment la situation affectait ma vie n’a jamais été pris en compte. Tout à été minimisé tout le long de la procédure.
Je me suis fait mentir, on a essayé de me manipuler, on a minimisé ou changé les faits et… ce n’est pas étonnant que j’aie passé la journée de vendredi à avoir la nausée après la réception du message rempli d’informations fausses… C’est quand même fou qu’on donne socialement autant de pouvoir à des personnes qui ne savent pas ce qu’elles font et ne se soucient pas de bien faire leur travail. Ça me fait peur un peu, j’avoue… et je suis vraiment heureuse d’avoir quitté. Aucune de ces personne n’a plus aucun pouvoir sur moi à présent.
La seule chose qui me pèse encore, ce sont toutes ces jeunes femmes qui se succèderont dans le cours de ce chargé de cours et qui n’auront pas droit à la formation qu’elles méritent parce qu’elles seront trop mal à l’aise que leurs seins soient constamment regardés pour accepter de passer du temps seules avec lui dans les locaux où il est supposé les aider. Ce « détail » là non plus, n’a jamais été pris en considération dans l’analyse de très grande qualité qui a été faite de la situation… Je suis triste pour les autres qui subiront aussi le même sort que moi. mais ça, c’est sûr leur conscience que ça doit peser. Pas la mienne. J’ai fait ce que je pouvais. Je crois mes connaissances. Pas leurs mensonges. Le jour où leurs mécanismes de défense arrêteront de fonctionner et que la saine honte qu’ils devraient ressentir leur remontera à la figure, ils s’arrangeront avec. Je serai loin et plus heureuse. J’aurai la conscience claire.
Mais à quoi je m’attendais? J’ai porté plainte pour offense vexatoire et j’ai reçu une réponse qui me disait que ce n’était pas du harcèlement et que rien ne serait fait… mais je n’ai jamais porté plainte pour harcèlement… ça donne une bonne idée du cirque puisque apparemment pour eux c’est correct de commettre des abus de pouvoir, en autant que ce ne soit pas sous forme de harcèlement. Bravo.
Quand on analyse une situation, surtout une situation qui affectera gravement la vie de quelqu’un, il faut tenir compte du plus de facteurs possible. Pas seulement faire une lecture superficielle qui nous arrange. Je n’arrive pas à décider si c’est de l’incompétence ou de la mauvaise foi. Probablement les deux.
Au repos maintenant, j’ai une montagne de travail devant moi! Et ça devrait être plus constructif que toute la merde que cette université m’a fait subir ces derniers mois.
Prenez soin de vous.
(Une image de mon coco en train de cuire)
