Ça ira

J’ai pleuré pas mal après avoir pris ma décision de quitter le programme. Avec la chaleur de ces derniers jours, il a fallu que je prenne une solution de réhydratation pour arrêter d’avoir mal à la tête. J’ai trouvé ça drôle un peu. C’est sûr que ce sera un peu un deuil à faire, mais ça ira. Je me sens bien avec ma décision. Rester là, à mes yeux, ça aurait été cautionner la violence que j’y ai vécue et me manquer de respect. Je déteste vraiment ces personnes et cette université du fond du cœur. Je vais essayer de ne pas y perdre trop d’énergie. J’ai déjà l’accumulation de traumatismes que ça m’a fait vivre à gérer.

C’est facile de penser que j’aurais dû continuer malgré tout, mais ce n’est pas très réaliste et ça aurait été de l’ego plus que du désir. La vérité c’est que ça m’a tellement dégoûtée toute cette histoire que j’avais de la difficulté à me concentrer sur les cours après. Je ne vais pas payer pour me faire maltraiter et c’est vraiment important pour moi d’avoir du respect pour les personnes qui m’enseignent et l’institution que je fréquente. C’était pas mal mort cette possibilité là. Si ça avait été pour accéder à un emploi où mes premières études, j’aurais continué, mais dans ces circonstances, ça ne valait pas la peine. Ça a été trop. Je l’ai dit à quelques enseignants du département qui étaient plutôt peinés. Moi aussi.

Mais bon… il faut avancer. Je pense que ça me permettra de cesser de mettre mes projets de côté et de les achever si lentement parce que ça dégagera nécessairement du temps. Parce que c’est ce que j’ai envie de faire: terminer des projets et les sortir. Je suis dans les tests pour mon prochain zine qui est plus littéraire que bd. Il faut varier… c’est inspiré de Bérurier Noir, oui.

Je vais me remettre, mais c’est sûr que j’aurais préféré ne rien vivre de tout cela. je n’en avais pas besoin et je ne méritais pas ça. J’ai encore des flashs, mais ça va s’estomper avec le temps et la distance. Je reste coincée dans comment l’ensemble de l’histoire a été dégoûtante. Des adultes…. Des universitaires… des personnes supposées être professionnelles… c’est ridicule. C’est répugnant.

Je vais continuer dans mon nouveau programme à l’automne. C’est moins énergivore et surtout beaucoup moins inutilement violent. J’ai eu d’excellents résultats dans les deux cours que j’ai suivis cet été. Chose certaine: personne ne me fera plus jamais douter que les choses dont je dis qu’elles sont violentes le sont réellement.

J’ai confiance en moi et en mes connaissances.

Je suis fière aussi de m’être respectée et d’avoir incarné mes valeurs.

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