Aujourd’hui j’étais très très triste. Je ne sais pas trop pourquoi. Il me semble que je devrais sauter de joie puisque la session achève et qu’il me reste juste deux jours à devoir me déplacer. La seule envie qui m’habite est celle de rester à la maison et faire mes choses tranquillement. Bientôt.
Hier j’aurais du dire que bien sûr tous les élèves ne sont pas dans un monde clientèle. Il y en a qui travaillent très bien et sont merveilleux. Le poids des autres est cependant de plus en plus difficile à porter. Malheureusement. Une personne m’a écrit environ 150 courriels durant la session… pour des réponses qui étaient toutes disponibles en ligne sur la page du cours. Imaginez avec 142 élèves quand ça part comme ça… et qu’ils sont plusieurs à faire la même chose. Ça alourdit énormément la charge de travail. La prochaine session sera la première session où je ferai un contrat de classe au début. Je remarque que depuis la pandémie beaucoup sont absents et pensent pouvoir faire en ligne des cours qui sont donnés en classe. Ce sont ceux-là qui alourdissent la tâche et je finis épuisée pour les autres qui sont là. C’est injuste pour eux. Il faudra être plus ferme.
Je vais donc faire tout ce qui est en mon possible pour changer ce que je peux changer qui me permettra d’être moins épuisée et de ne pas avoir des centaines de messages pour des choses que j’ai dites en classe. J’aurais du dire aussi que je ne vais pas faire les choses sur un coup de tête. Si vous êtes un précaire en bat de la liste par rapport à moi, vous ne pouvez pas sauter de joie à l’idée que je libérerai de la place… Je réfléchis. Je n’ai rien décidé et je prendrai une décision très réfléchie quand le temps sera venu.
Je pense que je suis triste en partie parce que ce milieu, comme tant d’autres, me renvoie à mon anomalie de personne neuroatypique. Et qu’il y a des jours où je me sens triste et fâchée d’avoir été écartée d’une norme dont je ne sais pas si je la désire. Ça peut sembler étrange, mais je pense être trop fatiguée pour savoir ce que je veux. J’aimerais quand même ça avoir de la paix, de l’énergie, du temps et de l’affection.
J’aurai des lapins aussi, ou des lièvres, quand j’aurai ma maison. J’ai oublié de le dire…
Il y a quelques jours je ne suis fait tatouer ce beau lapin:

Je l’aime beaucoup. Il est là pour me rappeler que j’ai traversé des souffrances qui m’ont presque éventrée… parce que ce n’est jamais une bonne idée d’oublier ce qu’on a vécu. Jamais.
Nous allons finir le gros tatouage bientôt. Après je prendrai une réelle pause pour longtemps. Mon corps est fatigué et j’ai besoin d’économiser pour mes rêves.
Vivement mercredi!