Une fin

J’ai finalement accompli le dernier objectif dans l’infernal parcours qu’a été cette histoire de plainte depuis décembre. Je ne peux pas dire être entièrement satisfaite du processus, loin de là… mais j’ai quand même obtenu certaines choses. Pas pour moi, mais pour les autres élèves qui viendront après. J’en ressors donc plutôt fière de moi. Je ne peux pas en dire beaucoup plus, à part que cette fois j’ai eu droit à plus d’empathie et de considération et que déjà ça ça a fait du bien… J’imagine que je peux aussi dire que plusieurs personnes vont se faire sensibiliser ardemment… pour éviter que d’autres personnes vivent ce que j’ai vécu. Ça me semble peu considérant l’impact que ça a eu dans ma vie… mais c’est déjà mieux que rien et c’est beaucoup mieux que si j’avais enduré en silence.

Je suis encore très triste et blessée et déçue, mais je peux quand même dire que je vais mieux. Je ne sais pas encore ce que je vais faire pour ce programme universitaire. Il y a toujours un fin finaud pour dire que rester serait plus féministe. Pas nécessairement. Je le suis profondément, féministe, mais je ne dois pas ma santé ni ma vie au féminisme, surtout considérant comment une bonne partie des autres femmes me traite. Je ne suis pas certaine que ma santé ni mes valeurs me permettent de continuer à étudier dans ce département. Je vais y réfléchir.

J’aurais d’autres nouvelles dans les prochaines semaines, mais mon rôle est fini. Je dois maintenant aller de l’avant autant que possible. La seule question qui me reste c’est: Quand est-ce que les autres commencent à se remettre en question?

Je vais aller enseigner puis me reposer. Je vous laisse une photo de Cassius au parc hier matin. Il y avait du brouillard. C’était joli.

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