La thérapie

J’ai commencé un genre de ménage de printemps pour que tout ne soit pas à faire à la fin de la session quand je serai nécessairement épuisée. Il y a encore définitivement trop de livres ici. Je pense encore en vendre durant l’été. Pendant que je les époussetais, j’ai repensé à un truc. Il y a deux semaines, nous avons parlé de l’esthétique de Hegel dans mon cours d’histoire de l’art. Ça m’a fait bizarre. J’ai dit à mon amie que je ne savais pas comment j’avais fait dans ma vingtaine pour faire des cours entiers pendant toute une session sur Heidegger, sur Hegel et sur Kant. Ça me semble une chose folle aujourd’hui… mais quand même… Je préfère Hegel et Kant… Mais un peu plus Kant, j’avoue. Ce que je préférais en philosophie c’était l’éthique. Ça m’a toujours préoccupée beaucoup, les droits des humains, la conscience de soi et des autres… et j’aime qu’on les affronte de front, ces questions… Bon… Je m’ennuie de Kant et de l’innocence de ma première année d’université. C’est un peu pathétique… ou cute, c’est selon.

Cette semaine à la maison m’a fait du bien. Il reste une jour de congé demain et après je retournerai en classe. J’aurais pris plus de temps même si mes élèves sont très gentils, mais c’est quand même beaucoup mieux que rien. Ça a laissé le temps au nouveau traitement de commencer à faire effet et mon corps semble bien réagir. Mon cerveau aussi. J’ai beaucoup moins d’anxiété et je commence à avoir plus d’énergie et de concentration. C’est supposé s’améliorer encore puisque ça ne fait qu’une semaine. C’est une bonne nouvelle.

Dans l’ensemble, le moral est meilleur, sauf hier où je me suis mise à pleurer en rentrant d’un massage. Probablement que des tensions avaient été dénouées. Je suis restée pas mal en mode survie pendant plusieurs mois et il fallait que ça sorte à un moment donné. Aujourd’hui j’allais mieux et j’ai réussi à bien travailler. Malgré Pâques, oui. Je ne suis pas religieuse donc je ne fête pas, non. J’ai quand même eu beaucoup de plaisir à voir tous les lapins et les blagues de Jesus sur le net.

J’ai hâte à l’été. J’ai tellement de choses à faire et de choses auxquelles je dois penser. Ça va être un été de réorganisation et d’achèvements, je crois. Je serai probablement plus efficace que l’an dernier puisque je n’ai plus de harceleur qui réactive sans arrêt mon état de stress post traumatique…

J’ai repensé un peu au nouveau docteur aujourd’hui. Les questions qu’ils m’a posées me font craindre qu’il tente de me pousser ardemment à être en relation. Il m’a demandé si pendant cette longue période de célibat, aucun homme avec de bonnes intentions ne m’avait approchée. J’ai répondu que je ne pensais pas, non. Pas de réellement bonnes en tout cas.

Le truc, c’est que ce n’est pas tellement une question d’intentions… Je pense que toutes les personnes qui m’ont blessée dans ma vie peuvent se mentir d’une façon ou d’une autre pour se raconter qu’elles avaient de bonnes intentions en agissant comme elles l’ont fait. Le problème se situe en fait beaucoup plus creux que ça à mes yeux. Le problème, il est dans les idées, postures et attentes (entitlement) que ces hommes ont intégrées et n’ont jamais remises en question et qui les font toujours choisir d’agir comme des trous du cul dans ma vie plutôt qu’intelligemment et non, je ne suis pas la cause de leurs mauvais choix. Je vais reparler de ça un autre jour même si j’en ai déjà parlé avant. Je ne suis pas certaine d’avoir toujours eu les mots les plus efficaces.

Je serai en relation le jour où je rencontrerai quelqu’un qui s’est réellement remis en question sur ce sujets. Je serai en relation le jour où je rencontrerai un homme capable de me voir et de m’entendre au lieu de me projeter des préjugés de marde dessus ou d’essayer de me rabaisser. Je veux qu’on m’aime pour ma force et mon intelligence… pas qu’on me demande d’être moins ces deux aspects de ma personne ni qu’on en ait peur… encore moins qu’on se sente castré… Réaction primitive s’il en est une de toujours penser que la femme doit être moins ou encore de croire que ce sont des caractéristiques masculines… Je serai en relation le jour où je rencontrerai quelqu’un qui sait réellement s’excuser s’il me blesse. Quelqu’un qui ne minimisera pas de qu’il a fait. Il me semble que si je blesse quelqu’un, même involontairement, je m’excuse après et j’essaie d’expliquer ce que je voulais faire. Étrangement ils ne sont jamais capables d’expliquer ce qu’ils voulaient réellement faire. Il me semble que s’ils n’avaient vraiment pas de mauvaises intentions, ce serait simple et réglé en cinq minutes. Pas des délires qui s’éternisent à chaque fois.

Je suis tannée aussi des hommes qui pensent qu’ils savent mieux que moi ce que j’ai vécu et comment ça devrait m’affecter. Je pense que ma nouvelle phrase préférée va être: Tu as droit à ton opinion, mais je vais choisir la science.

Regardez ce que j’ai lu ce soir. Ça m’a semblé familier…

Je continue bientôt.

Bonne nuit.

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