Aujourd’hui ça ne va pas si mal. Je suis allée pour mon nouveau suivi médical ce matin pour ma condition. J’étais stressée un peu avant. Finalement il semble que je n’avais pas le bon traitement pour le stress post-traumatique… on va essayer un autre truc. C’est quand même fou le temps et l’énergie que ça prend… si seulement les autres pouvaient me foutre la paix un peu. J’avoue que je ne comprends pas. Ça ne m’arrive jamais dans la vie de décider de maltraiter quelqu’un que je ne connais pas et qui ne m’a rien fait. Je sais que ça veut dire que les personnes qui font ça vont mal et que leur façon de traiter les autres parle d’eux et non de moi, mais ça reste lourd quand même, surtout avec tous les efforts que je fais pour aller mieux. Ce n’est pas comme si je gardais mon état secret… Certaines personnes diront que j’ouvre la porte aux abus, comme si c’était ma faute, mais non… Il existe aussi des gens normaux et sains qui choisirait de prendre soin ou au moins faire attention à moi une fois que je leur aurais mentionné mon état… mais il y a tant d’ignorance… C’est décourageant.
Je pense quand même que je vais être extrêmement prudente avec les autres pour un temps… Ce sera mieux. Au moins jusqu’à ce que mon état de santé s’améliore. Et je vais être encore plus prudente avec les hommes, même si je sais qu’il en existe qui sont bien, force est d’admettre que ceux que je rencontre ont définitivement des problèmes et ont plus envie de me projeter des préjugés et des stéréotypes dessus que de prendre le temps de me connaître. Ça fait encore des violences supplémentaires… Je ne pense pas qu’ils aimeraient se faire traiter comme ils se permettent de me traiter. Vraiment pas.
Il y avait des moments un peu gênants mais dans l’ensemble c’était bien. Je dois passer d’autres tests sur le plan physique pour s’assurer que je n’ai pas un état de santé caché qui expliquerait une partie de mon état, mais je n’ai pas l’impression que ce soit le cas. Mon équipe de soins doit aussi travailler à faire remonter mon estime de moi qui est au plus bas et très fragile… Je le savais, mais bon… un jour à la fois.
J’imagine que dans les choses positives qui confirment que j’avance, je pourrais mettre le fait que cette fois j’ai réussi à ne pas recommencer à fumer malgré toute la merde qui m’est tombée dessus. C’est déjà ça.
J’ai un peu plus d’espoir.
Je vais aller écrire ma dissertation et me reposer après.
À plus!
