Ça va (2)

Non… quand on apprécie une personne, on ne la maltraite pas. Faire semblant d’apprécier quelqu’un et ensuite la blesser volontairement c’est agir comme un rat. Non seulement un rat, mais un rat hypocrite qui attend un moment de vulnérabilité pour vous frapper dans le ventre et vous couper le souffle. C’est lâche et traître en tabarnak. C’est aussi très enfantin et immature. Ce ne sont pas des comportements dignes d’une personne enseignant à l’université ni enseignant tout court en fait. Aucune personne n’agissant comme ça ne devrait être en position d’autorité par rapport à qui que ce soit. Ça implique d’avoir une certaine éthique, du respect et de la bienveillance envers ses élèves, enseigner. Nous ne sommes plus dans les années 50.

Parfois j’aurais envie d’engager la jeune API du collège pour qu’elle aille sensibiliser les personnes impliquées dans cette histoire à comment leur comportement nuit à la résolution de cette histoire et à ma vie. La conscience de l’autre n’est apparemment pas très répandue. Son temps à lui et sa vie sont bien sûr plus importants que les miens. Ma vie et ma santé, elles, n’ont aucune importance.

Quand je pense à l’autre qui a menti en disant que personne d’autre au département ne pourrait corriger mon travail, les bras me tombent… comme si c’était possible… Elle avait probablement trop hâte de partir pour ses vacances de Noël… C’était plus simple d’être malhonnête et de nuire à quelqu’un que de faire un effort. Il y a des procédures simples qui existent pour ce genre de situation… Je ne comprends pas pourquoi il n’y en a pas à l’université. Où j’enseigne on aurait simplement formé un comité pour corriger le travail puis le prof ayant causé le problème se serait fait engueuler poliment et aurait eu une lettre de comportement à son dossier. Si ça avait été suffisant pour le convaincre de changer de comportement, la lettre serait disparue au bout d’un an. Pif paf, c’est fini! Ça n’aurait pas traîné pendant trois mois en retraumatisant l’élève plusieurs fois par ajout d’incompétences sur incompétences.

Dans cette histoire, il y a eu démonstration que ces personnes sont ignorantes sur la violence psychologique, sur le narcissisme et le stress post traumatique, celui complexe en particulier. Une des professeures a même ri comme si j’étais une hurluberlue qui pensait des choses farfelues alors que j’étais en train de lui parler de faits scientifiques. L’impact de la violence psychologique sur la santé physique et mentale est démontré depuis les années 90… On le savait très bien avant qu’il y avait des effets, mais c’est seulement à ce moment qu’on a pu en mesurer les effets sur le cerveau grâce aux développements de l’imagerie cérébrale. Il faudrait peut-être se mettre à jour maintenant… ça commence à presser! 30 ans de retard quand même… Ça fait toujours une impression bizarre de se faire parler comme une petite conne ignorante alors que la personne qui se permet de nous traiter de cette façon ne sait absolument pas de quoi elle parle et qu’au fond, c’est elle l’ignorante qui pense et dit des absurdités complètement fausses. Même sans connaître les faits entourant ces conditions, il me semble qu’en tant que professeur, on a quand même le devoir d’avoir un minimum de respect envers nos élèves en tant qu’êtres humains ayant des droits.

C’est complètement faux qu’on peut juste se foutre du fait d’avoir vécu un épisode de violence, même s’il s’agit de violence psychologique. La plupart des gens qui prétendent ça sont des personnes qui se racontent à elles-mêmes qu’elles ont réussi à passer outre ce qu’elles sont vécu, mais qui violentent les autres en se mentant à elles-mêmes ou qui ont besoin de se geler la face ou de boire pour passer au travers d’une journée. Belle façon de ne pas être affecté…

Tantôt je suis tombée là-dessus. Ça donne une bonne idée de comment on se sent quand on parle à ce type de personnes:

C’est pour ça que j’ai arrêté de m’adresser à lui directement. De toute façon, il m’ignorait. Mes messages n’étaient pas horribles et ne justifiaient pas cette absence de réponse, non. C’est ce que les manipulateurs, les lâches, les violents et les enfants font. C’est pour ça que j’écris ici à la place… parce qu’écrire sur ma vie, c’est mon choix et mon droit. Il devait se trouver drôle et ce sentir puissant en m’ignorant. C’est peut-être ce qu’il ressent encore s’il me lit ici. Ça importe peu. Je le sais, moi, que trouver drôle et retirer un sentiment de puissance de blesser quelqu’un, ce n’est pas un signe de force. C’est plutôt le signe d’un trouble de santé mentale.

Je suis certaine qu’aucune des personnes impliquées n’a jamais douté de son droit de créer ni de la valeur de sa parole ni de son droit à la vie… et pourtant… elles sont là à essayer de le faire croire que c’est moi le problème… et moi la narcissique… Une chance que je suis bien entourée dans toutes les sphères de ma vie. La réponse de tout le monde, autant des amis, des experts en santé mentale et des professeur face à la situation et la décision prise est un grand « Ark! » suivi d’une tape sur le front née d’un découragement profond face à l’injustice et l’absurdité de ce que je vis.

De la justice digne d’une république de bananes, oui…

Je vais quand même mieux. J’ai eu quelques nausées et envie de pleurer aujourd’hui, mais dans l’ensemble ça a été. J’écris ma dissertation sur mon travail photo et ça m’aide à avancer je trouve. Je la mettrai ici un peu plus tard… vous pourrez juger à quel point c’est narcissique ou pas.

La seule chose que j’aimerais lui demander, c’est pour qu’il il se prend de croire qu’il est en mesure de décider s’il est narcissique ou pas de la part d’une personne qu’il ne connaît pas de raconter sa vie. c’est vraiment une posture subjective étrange. Le gouvernement vient de me donner plus de 30 000$ pour essayer de compenser un peu pour ce que j’ai vécu et pour que je puisse avoir un début de vie normal… à 42 ans. (Dites aux voleurs de ne pas venir, j’ai tout utilisé en investissements ou en paiement de mes dettes..) Et monsieur s’imagine que j’exagère… que je dramatise… WTF? De quelle autorité il parle au juste, lui? Apparemment la meilleure chose qu’il juge à faire c’est de me frapper sur la tête pour me renfoncer en dessous de l’eau quand je commence à peine à aller mieux. Belle personne!

Ce que je sais en tout cas, c’est que même si lui ça ne l’intéresse pas, mon travail il aide les autres. Je ne compte plus les femmes qui m’ont dit qu’elles aussi sont passées par là et que je les ai fait sentir moins seules. Et ça c’est précieux et riche et durable… bien plus que la petite satisfaction temporaire qu’il a en faisant vivre du bullying à ses élèves.

Je vais mieux… Je regagne en férocité…

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