La plainte

Finalement ma plainte n’a pas été retenue… Il m’a été dit le plus sérieusement du monde que même si officiellement il s’agit d’un abus de pouvoir condamnable, il n’arriverait rien au chargé de cours puisque ce n’est pas du harcèlement. C’est soit à vomir ou mourir de rire… ou à mourir en s’étouffant parce qu’on a ri dans son vomi.

Vous voyez c’est ça leur truc à cette université. Ils donnent juste l’image de faire quelque chose. Ils ont un bureau pour « prévenir le harcèlement ». Vous pouvez donc passer le mot à tous les agresseurs et violents du monde: dans cette université, vous allez pouvoir faire tout ce que vous voulez aux élèves en autant que ce ne soit pas de façon répétée ni sur une période étendue dans le temps. Abus de pouvoir toléré! (Le correcteur de mon téléphone a écrit « anus de pouvoir tolérés »… J’aurais dû laisser ça…)

Et après les gens nous disent qu’on a juste à porter plainte… Comme si ça réglait tout… oh oui en passant pour l’histoire du harceleur, les policiers de la ville ont reçu leur première formation sur la violence coercitive il y a… 3 semaines! Ce n’est donc pas vraiment surprenant qu’ils riaient de moi au début quand je les ai contactés pour porter plainte contre le voisin. Ils ne savaient pas de quoi je parlais. Ils sont en retard sur les centres d’aide pour les femmes…

Donc non, en général, porter plainte n’est crissement pas miraculeux…

Je ne sais pas ce que je vais faire pour mon programme d’études… Je vais attendre de me calmer. J’ai besoin de respecter l’institution où j’étudie… et là j’ai pas mal perdu confiance à la fois dans mon département et l’université. mais mon « université mère » m’a reprise très rapidement… alors je ne suis pas désœuvrée.

Ça a l’air confortable être un agresseur, que ce soit sur le plan psychologique ou physique. Il y a des petites madames qui ne te connaissent même pas qui viennent te défendre, même à tort, et qui t’inventent des droits que tu n’as pas. C’est juste répugnant et ridicule. Reproduction systémique infinie…

Quelqu’un a essayé de me réconforter en me disant qu’au moins j’aurais fait prendre conscience au chargé de cours que son comportement est problématique. Si c’était vrai ce serait quand même un progrès minime face à la merde et les abus que j’ai endurés ces trois derniers mois. Le fait est que je pense que c’est avoir trop d’espoir. Il me semble que si tu es capable de fesser sur quelqu’un dont tu sais qu’il est déjà par terre blessé, ça indique assez clairement que ton champ de conscience est extrêmement limité.

Je méritais, n’importe quel élève mérite, mieux que ça.

J’ai tout envoyé à l’ombudsman. Je n’espère rien. Ielles s’arrangeront si ielles ont des problèmes. Mais quelqu’un doit parler.

Si c’est ça la qualité de l’enseignement supérieur au Québec, j’ai bien fait de m’abstenir d’appliquer dans des universités. Je savais qu’on ne serait pas un match sur le plan des valeurs… Je ne suis pas achetable.

Je ne crois plus à rien ce soir sauf aux chiens.

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