Des hauts et des bas

Mon humeur varie avec les moments de la journée. Au moins ce n’est pas de l’anxiété ou de la tristesse toute la journée. Je peux dire aussi que ce qu’il reste surtout c’est de la colère, de la tristesse et de la déception face a toute cette histoire. Tous les humains impliqués m’ont beaucoup déçue et ces émotions sont normales. Choisir d’agir en trou du cul, c’est quand même un étrange choix de vie… C’est pourtant étonnamment commun.

Ce matin j’ai vu la femme qui me suit pour le stress post-traumatique. Je ne l’avais pas vue depuis trois semaines à causes d’imprévus, une fois moi, une fois elle. Elle était en tabarnak quand je lui ai parlé de ce qui est arrivé avec la médiation. Je la comprends en même temps. Il y a des gens qui s’acharnent à détruire le travail qu’elle fait avec moi… et moi non plus je n’aime pas ça les incompétents dans ma discipline (ni en général) ni les violents. Et surtout pas les ignorants. Avec elle et mon psy, qui sont pas mal excellents, j’ai quand même de bonnes références d’à quoi ça ressemble, une intervention de qualité. Ce n’est pas ce que j’ai vécu ces derniers mois à l’université. Ça semble plus un centre fantoche, comme je disais, pour montrer qu’ils font quelque chose. Le mot clé dans cette phrase est « montrer »…

J’ai hâte que ce soit derrière moi. Je vais quand même aller jusqu’au bout parce que c’est important pour moi. Je continue à avoir le sentiment d’absurdité et de violences inutiles et répugnantes. Si les rôles avaient été inversés, j’aurais réglé ça en 24 heures… mais bon… Je suis une personne honnête et courageuse. Ça ne court pas tant les rues apparemment. Si on est incapable d’assumer ce qu’on fait et ce qu’on dit, mieux vaut s’abstenir… ce serait moins ridicule que de nier après… comme si on allait vous croire.

Aujourd’hui je me suis inscrite à mon cours d’été dans le nouveau programme. J’ai aussi un cours d’été en art, dont je suis heureuse qu’il soit donné par une femme même si ça ne garanti rien. Ça devient de plus en plus difficile pour moi de faire confiance aux hommes, sauf quelques exceptions, même si je sais qu’ils ne sont pas tous comme les hommes qui me font du mal. Il semble quand même qu’il y ait un genre de quelque chose, un je ne sais quoi, qui semble faire que les hommes choisissent systématiquement d’agir comme des trous-du-cul dans ma vie (pas juste la mienne, je sais)… et non, ce je ne sais quoi n’est pas moi, non. Une femme qui lit parfois le blogue mal écrit que ces choses lui arrivent aussi et que je ne suis pas seule. Ça m’a fait du bien. Merci.

Je me suis aussi inscrite à une université d’été en art thérapie qui dure trois jours pour vérifier si oui ou non ça me semble une voie prometteuse pour moi. Si je n’aime pas ça, je pourrai toujours devenir criminologue en ramassant des sous avec mon salaire présent et un jour tout crisser là et aller travailler dans un CAVAC. Cette semaine il y avait des offres le long du fleuve et en Gaspésie. Je ne cracherais pas sur l’idée de gagner moins de sous, mais de vivre au bord du fleuve ou de l’océan.

Sur ce: dodo. Ne choisissez pas d’être un trou du cul s’il vous plaît. Il y a des milliers d’autres choix… toujours.

J’ai commencé ce livre. C’est magnifique et fascinant. J’ai dû arrêter de le lire au travail parce que j’allais me mettre à brailler si profondément que ça aurait fait peur aux élèves. Il y a des livres qu’on ne sait pas qu’on attend.

À plus!

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