Une autre raison pour laquelle j’ai arrêté la médiation est que soit la dame ne se souvenait pas de ce que je lui avais dit parce qu’elle ne prenait pas de notes, soit elle cherchait des excuses au comportement de l’autre, comme si c’était lui qui avait été lésé dans la situation. Malgré le fait qu’elle aussi a été informée de ma condition, elle ne faisait aucun suivi… il me semble que quand une élève fait des crises de panique pendant trois mois, ce serait pas mal la base, faire un suivi.
Quand j’ai parlé de ma décision à mon psy quelques minutes après avoir annoncé la fin du processus, il a dit qu’il pensait que j’avais fait le bon choix parce que les choses ne se déroulaient pas comme elles le devraient. Que c’est ma personne et mon vécu qui auraient dû être au centre du processus et non lui à qui on cherchait sans arrêt à trouver des excuses et à l’accommoder. C’était juste ridicule. Il a confirmé que c’était trop long aussi. On n’est pas dans un palais de justice où il faudrait des mois pour gérer les choses administratives… La faute est claire et indéniable. Tout ce niaisage et cette violence supplémentaire n’étaient pas nécessaires. Ça a confirmé pour moi que ce centre existe pour protéger l’image des profs et non pour aider les élèves.
Je ne me suis pas trompée l’autre jour quand j’ai parlé de femme « lobotomisées » par la misogynie internalisée. J’ai fait exprès. Lavage de cerveau ne suffit pas. Quand tu es rendue à excuser les comportements violents de quelqu’un et à blâmer la personne qui les a subis, dans ce cas à agir comme si l’homme était un enfant inconscient et non un adulte de plus de 42 ans… Il te manque une partie du cerveau… ou une des parties de ton cerveau a arrêté de fonctionner comme elle le devrait. Ça me suggère que la raison et l’empathie ont pris le bord. C’est toujours la personne qui commet la violence qui est responsable de ses actes. La violence est un choix. Il y en a plein do autres possibles. Toujours.
Une autre raison est que je ne pense pas qu’il existe une bonne raison ou une bonne excuse de faire ça à quelqu’un. Ça aurait déjà été répugnant de faire ça à quelqu’un qui va bien. Le faire à quelqu’un dont on sait qu’elle souffre déjà et traverse une période particulièrement difficile, c’est juste de la cruauté et un signe que tu ne vas sérieusement pas bien. C’est comme crisser volontairement un coup de pied dans le ventre à quelqu’un qui est déjà par terre en sang. Il n’y a juste pas de bon mot pour dire à quel point ça me dégoûte. Aussi je ne pense plus être capable de croire quoi que ce soit qui lui sort de la bouche après un tel volte face d’attitude. Ça m’a fait un choc énorme que les personnes supposées m’aider on juste empiré malheureusement.
Anyway… a part ça, j’essaie de prendre soin de ma santé. Ça m’affecte de plus en plus les gens qui choisissent de maltraiter les autres. Ce n’est aussi pas à moi d’éduquer les profs d’université qui choisissent d’agir comme des malades en classe. J’ai autre chose à faire. Je l’ai psy ma thérapie. Qu’il fasse de même.
J’ai fait une autre crise de panique ce soir. J’ai bien fait de ne pas aller au cours. Je n’arrive pas à trouver la motivation nécessaire ni à me sentir bien à l’université. Je vais voir si ça passe avec le temps.
