Ce titre-là non plus n’est pas de moi. C’était dans la suite de ce que je regardais hier. Ils ont la tournure de phrase inspirante il semblerait…
Quand c’est arrivé, le truc avec le chargé de cours, mon amie à qui il avait déjà fait la même chose est restée figée. Elle était en colère et écœurée, mais elle m’a dit de laisser tomber, qu’il n’en valait pas la peine. Et le soir en rentrant elle m’a renvoyé une capture d’écran du récit qu’elle m’avait envoyé de ce qu’il lui avait fait au début de la session et suite auquel j’avais dit que je verrais puisque de mon côté ça s’était bien passé… Ma manie de laisser des chances aux gens… Je n’aime pas décider que les gens n’en valent pas la peine, alors je lui ai laissé d’autres chances… à tort apparemment.
Le problème avec cette idée, c’est qu’elle ne parle pas de la bonne personne. Lui n’en vaut peut-être pas la peine. Si à la fin il n’a pas assez de respect pour lui-même et les autres pour régler ses affaires, ça lui appartient. Les personnes qui en valent la peine, ce sont les élèves après moi. C’est surtout pour eux que je le fais. Parce qu’ils ne méritent pas ça et qu’on ne sait pas ce qui peut arriver. Comme dans mon cas, ça peut être la goutte qui fait déborder le vase… mais je ne pourrais pas dormir l’esprit tranquille en sachant que les jeunes, eux, n’auront probablement pas les professionnels que j’ai, moi, pour me rattraper et me soutenir. Je n’ai pas l’absence de souci de l’autre qu’il faudrait pour renoncer.
J’ai repensé à cette professeure qui m’a dit que le chargé de cours n’avait pas du aimer ma réaction parce que les professeurs n’aiment pas qu’on veuille porter plainte contre eux… comme si le problème était ma réaction et non le comportement déplacé qu’il a choisi d’adopter. À quel point il faut être déconnecté du réel pour réagir comme ça? À chaque année je dis à mes élèves que s’ils veulent aller consulter parce qu’ils vivent quelque chose de difficile mais qu’ils ont peur d’y aller seuls, je les accompagnerai et je les attendrai dans la salle d’attente si ça peut les rassurer. Je ne suis pas comme cette femme-là et je ne veux jamais le devenir. Je ne suivrai jamais de cours avec elle ni avec l’autre qui était présente dans le bureau. Je ne veux pas être comme ces femmes et je ne veux subir leur influence d’aucune façon.
Cette histoire, elle me dit que je suis une maudite bonne professeure… et une bonne personne aussi… et qu’il n’y en a pas tant… Alors il ne faut pas devenir amère ni comme ces personnes qui m’ont nuit plus qu’aidée. Je vais avoir des nouvelles de la suite lundi. Je ferai tout ce qu’il y a à faire quoi qu’il en soit et j’irai de l’avant. Je veux retrouver ma vie. Je ne veux plus me laisser empoisonner par ces personnes.
J’ai réussi à pleurer un peu. Je n’avais comme pas eu le temps de le faire parce que j’ai énormément de travail et que malgré tout ce que j’accomplis, il y a des choses que je n’arrive pas à faire. Vous vous dites peut-être que je pourrais les faire maintenant au lieu d’écrire sur le blogue… mais non. J’écris ces billets dans mon lit la plupart du temps les yeux à moitié clos par l’immense fatigue qui m’habite. Il faut laisser aller la tristesse et la colère. Ne pas les laisser me détruire.
Je lis beaucoup. Ça me rend heureuse. Je veux que ma vie avance. Je veux des chiens, une petite maison, un vieux Land Rover, des livres, pouvoir faire de l’art et surtout: je veux la paix. Je veux que toutes les personnes qui préfèrent blesser les autres qu’aller en thérapie régler leurs problèmes sortent de ma vie. Il n’y a jamais de raison de blesser des personnes qui ne nous ont rien fait. C’est une autre des raisons pour lesquelles je ne suis pas allée de l’avant avec la médiation: parce que je ne pouvais rien imaginer qui justifierait ce qu’il a fait. Il n’y en a pas. Et que ça ne me tente plus de m’exposer à quelqu’un qui pense que c’est correct de me traiter comme ça. Je mérite crissement mieux. Ça je le sais maintenant. Je mérite de la bienveillance, du respect et d’être traitée avec intelligence et sensibilité.
Je veux vivre et avancer dans mes projets. Je n’ai pas ce qu’il faut pour renoncer. Arrêtez de essayer de me briser. Je suis comme mes chiens au fond… on me sous-estime souvent parce que je suis cute et si gentille… mais un fois maltraitée je mords et j’ai toute la force qu’il faut pour ne pas lâcher.
Je ne pense pas que Sickert état Jack L’éventreur, mais le livre est intéressant et ça m’a donné envie de découvrir plus son art. L’autre livre était aussi très bon. Cette histoire est tragique, voire insupportable quand on essaie vraiment d’y penser.

Je vais au lit essayer de rattraper l’heure perdue et de ne pas me traîner demain ni toute la semaine au collège.
Bonne nuit