C’est fou comment une situation si claire et si évidente a pu devenir le cauchemar que j’ai traversé ces trois derniers mois. À l’extérieur de mon lieu d’étude, personne ne trouve la situation normale et personne n’hésite. Personne ne trouve d’excuses au chargé de cours. Ça fait aussi trois experts en santé mentale différents qui me disent que le protocole pour ce genre de situation n’est pas suivi et que la situation n’est pas normale.
Ce matin j’ai lu des articles sur le centre où j’ai consulté et article après article, le même constat revient: ce centre n’aide jamais les élèves. Ils ne se soucient que de la réputation des professeurs. On aurait cru que la situation aurait changé avec les situations scandaleuses qui ont été rapportées ces dernières années, mais non. Ce que j’ai vécu va exactement dans le même sens que ce que ces articles racontent. J’aurais aimé les lire avant. Ça m’aurait évité de vivre plus d’injustices et de violences inutiles. Je leur ai donné une dernière chance de régler adéquatement la situation. Après j’ai une autre avenue. J’en reparlerai quand tout sera fini.
J’ai un dernier message pour toi, cher chargé de cours, si tu me lis encore. Considérant le traitement que j’ai subi dans cet endroit ces trois derniers mois, je ne pense pas que le message sera fait alors je le mets ici. Je leur ai demandé de te faire le message que ce serait mieux d’arrêter de regarder les étudiantes dans les seins au lieu de dans les yeux parce que premièrement c’est profondément irrespectueux et deuxièmement, dans le contexte présent, ce ne sera pas long avant qu’elles cessent de s’imposer de ne pas rester à tes périodes de tutorat pour éviter de subir ça. Elles vont se mettre à porter plainte pour harcèlement sexuel. Elles en parlent beaucoup. Ce sera entièrement mérité si ça t’arrive. Aussi, la mission de me redonner confiance en mon département et de me faire m’y sentir en sécurité est complètement échouée.
Il y a des choses qui me dépassent vraiment. Je sais bien que les enseignants universitaires n’ont pas de formation en pédagogie. Je pense que ce serait quand même nécessaires que des personnes qui s’estiment supérieures et plus intelligentes que les autres s’informent un peu, quelles connaissent les droits fondamentaux des êtres humains et qu’elles se posent au moins quelques questions concernant ce qui est approprié ou pas dans une relation d’enseignement. Ce serait la base… considérant les responsabilités que vous avez face aux élèves. C’est un énorme problème que si peu de personnes en soient conscientes.
De nos jours, les élèves apprennent, lors des formations sur les agressions de différentes natures, que l’endroit où ils ont le plus de risque de vivre des violences est parmi leurs proches. Et quel est le deuxième endroit? Les établissements d’enseignement… Tous niveaux confondus… Donc non, les professeurs et professeures ne sont crissement pas nécessairement de bons humains. Ils ont assez de connaissances pour enseigner leur discipline. C’est tout ce qu’on sait réellement d’eux. Si vous êtes mon ou ma collègue, il faudrait que ce soit clair pour vous que jamais votre réputation ou votre travail ne passera pour moi avant la sécurité et la santé mentale des élèves. Jamais.
Malgré tout ça, je me sens bien. J’agis de façon cohérente avec mes valeurs. Même si je pense qu’il serait mieux que je n’aie pas systématiquement plus de connaissances que beaucoup de personnes supposées être la pour m’aider, je suis fière de moi. Je vais aller me reposer. j’ai beaucoup de travail devant moi, incluant des demandes à faire dans d’autres universités.
Bonne soirée!
Je n’ai pas de photo pertinente à mettre, donc ça va être ça:
