Encore la peur

Ça me fait peur un peu quand je suis dans l’état où je me trouve ces jours-ci. J’ai abattu une bonne partie du travail que j’avais à faire, mais il en reste vraiment beaucoup étalé sur la semaine. J’ai juste envie de ne pas être vue cette semaine et de faire mes trucs à moi. Je n’ai surtout pas envie de parler en public. Je n’ai pas le bon travail pour ça, me direz vous. En effet. C’est moins souffrant qu’au début de parler en public pour moi. Je pense que je n’aimerai quand même jamais ça. Je n’aime pas ça être au centre de l’attention, même si oui, j’aime partager ce que je sais et les nouvelles choses que j’apprends. Je cherche encore quoi faire.

Je veux aller en art thérapie. J’ai des idées. Pour m’y rendre, je dois finir mon bac en arts. J’ai décidé de faire un certificat en criminologie en même temps. Vous direz peut-être une des phrases qui m’énerve le plus au monde: il n’y a pas de lien pantoute! Comme si l’impossibilité d’un cerveau particulier à voir un lien entre des choses impliquait qu’il n’y en a pas… C’est beaucoup se surestimer, il me semble… puisque je ne pense pas que ça existe un cerveau capable de saisir tous les liens possibles entre toutes les choses. Je préférerais personnellement être face à de la curiosité plutôt que de me faire parler comme si je fabulais. Le lien c’est que ça ne me tente pas de faire un certificat en psychologie parce que ça ne me tente pas de passer par le développement des bébés et le conditionnement des pigeons. Je connais déjà ces choses. Faire le certificat en criminologie ce sera intéressant et ça me donnera accès à des micro programmes en santé mentale comme celui sur la violence sexuelle et interpersonnelle (violence souvent criminelle (on voit le tout petit lien pas évident ici que je fais là? Désolée… je suis d’humeur tranchante.)) Comme ça je pourrai aller chercher des connaissances pertinentes avant de pouvoir aller en art thérapie. Pourquoi ne pas faire plus de cours d’art? Parce que mon horaire d’enseignement ne me le permet pas. Le certificat en criminologie, je peux le faire en ligne aussi, ce qui m’évitera beaucoup de déplacements.

Ça ne veut pas dire que j’arrêterai d’enseigner non, mais à long terme ça pourra éventuellement me permettre de diminuer le nombre d’heures durant lesquelles je le fais. Je pense que malgré mes difficultés, je suis une bonne prof. Les élèves me le disent très souvent.

Je vais continuer à faire mes autres projets aussi en même temps. Il faut de l’ordre et de la discipline. C’est tout. J’ai plus d’énergie. Parce que la neige est fondue je peux recommencer à faire de longues promenades avec les chiens. Mon moral et ma santé devraient commencer à aller mieux bientôt. J’ai de l’espoir pour l’avenir, mais ces jours-ci je me sens dans une salle d’attente infinie..: et ça s’étire et s’étire et s’étire…

Je me suis décidée pour mon prochain projet de tatouage. J’envisage avec bonheur les heures que je passerai à faire de mauvaises blagues avec ma tatoueuse sur le fait que je suis une bad bitch with a neck tatt. Ca va être joli.

J’ai besoin d’air, de temps, d’espace et d’amour. Je finirai par avoir au moins les trois premières choses de cette liste, même si avoir la dernière me ferait le plus grand bien. J’y crois quand même de moins en moins.

Je pense que l’affaire de la formatrice n’a pas aidé mon humeur. Apparemment je ne pense pas et je ne parle pas comme un être humain (mes personnages, mais comme je reste le plus fidèle possible aux conversations réelles, ça revient à dire ça de moi) et je devrais apprendre à dessiner. Ça me semble assez violent et inutile à dire à quelqu’un. Ça m’aurait détruite il y a quelques années. Je pense que les gens devraient se poser de sérieuses questions sur ce qu’ils disent aux autres et pourquoi ils le disent.

Et moi qui pensais naïvement être un être humain…

Quelqu’un qui ne partage pas son avis m’a écrit pour que j’aille porter des zines à sa librairie. C’est déjà ça.

Je vais aller me coucher, mais avant je voulais vous partager la lecture que j’ai commencé aujourd’hui. Si vous n’allez pas lire, ça parle des personnes qui traitent les femmes de narcissiques quand elle créent à partir de leur expérience personnelle et en parlant au « je ». Je ne savais pas qu’il y avait un passage sur ça dans ce livre que j’ai juste emprunté parce que j’aimais beaucoup le titre. La vie est une constellation infinie de liens qui se tissent à notre insu.

Vous pouvez rire de mon ongle, oui. Mettre du vernis à ongle est pas mal la chose la plus compliquée à faire quand on a deux chiens. Le reste ça va. Au lit maintenant. J’espère avoir moins peur et me sentir mieux bientôt.

À plus!

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