Un petit mot

Je suis encore incroyablement fatiguée. Tous les processus que j’ai traversés ces derniers mois ont été épuisants. Je me demande parfois comment je fais pour être encore là. Je sais que j’ai vraiment besoin de prendre soin de ma santé pour plusieurs mois si je veux être capable de faire tout ce que j’ai envie de faire. Il me semble que je prendrais un congé de six mois pour me retrouver après tout ce que j’ai traversé. Pour penser à ce que je veux faire de la suite de ma vie aussi.

C’est un sentiment très étrange d’avoir cette forme de deuxième chance dans la vie. C’est vraiment comme ça que je le vois. D’un côté ça apporte une tonne de bonheur. De l’autre je ressens une forme de vertige. Ça va se placer. Il faut que je continue à explorer et que j’essaie d’apprendre à être un peu plus patiente. Ça prend du temps aux choses pour advenir. Le CPTSD rend difficile d’envisager l’avenir aussi. C’est un des effets malheureusement. Mais j’y travaille très fort. Chose certaine, je veux vraiment un avenir plus heureux que l’ont été les dernières années.

Demain c’est déjà le retour au travail. Je n’ai pas envie d’y aller. C’est l’un des principaux endroits où j’ai vécu le plus de violence. C’est difficile souvent d’en faire abstraction. Ces jours-ci je suis hantée par les choses complètement mesquines et fausses que plusieurs personnes se sont révélées avoir dans leur cerveau à mon sujet… il y a eu vraiment beaucoup de déceptions durant les deux dernières années de ce côté. C’est quelque chose que je trouve très étrange. Quand j’ai le genre d’idées que ces personnes ont, je ne fais pas semblant d’apprécier la personne… en fait non… je n’ai pas vraiment ce genre d’idées qui me traversent l’esprit à moins qu’une personne m’ait fait quelque chose d’épouvantable. À la fin, qu’ils pensent ce qu’ils veulent. Ça ne me regarde pas vraiment. Ça me dit surtout de qui s’éloigner au plus vite. Qui n’est pas vraiment sincère et… ça arrive souvent au travail que des personnes me parlent comme si j’étais une hurluberlue alors que je suis en train de leur expliquer des faits scientifiquement démontrés… à un moment donné, je dois abandonner. Je ne pense pas que c’est là que je pourrai pleinement me réaliser ni me sentir bien dans ma vie. Il faut faire le deuil.

Je vais essayer d’écrire plus souvent dans les prochaines semaines. J’ai comme été happée par un tsunami. J’aimerais bien moi aussi être au creux d’une immense main.

Bonne nuit

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