Cette semaine j’ai eu des rendez-vous intéressants en intervention. Je me suis fait dire que j’étais incroyablement forte et résiliente. Ça change des conneries qu’on me dit souvent comme quoi les choses m’arriveraient parce que je suis faible, trop gentille et… Ça m’a fait du bien. Je vais choisir le feedback de la personne qui sait de quoi elle parle..: justement parce qu’elle sait de quoi elle parle et ne se voile pas la face avec des préjugés de marde sur la violence, sur ceux qui la commettent et ceux qui la vivent.
Mardi je suis allée au département pour une réunion et le gars qui a ri de mes bds a demandé de l’aide pour un projet et j’ai eu un élan d’aider, mais je me suis arrêtée moi-même. Je me suis rappelée de la façon dont il me traite et du très grand nombre de remarques mesquines qu’il m’a faites depuis que je travaille là. Et je me suis aperçue que j’étais en train de me piéger moi-même et que je ne voulais pas m’exposer à ça encore. Je ne voulais pas m’exposer à lui. Quand j’étais plus jeune, je voulais vraiment plaire aux autres et j’aurais tout fait pour aider. Maintenant je m’en contrecrisse de plaire. Ce qui importe c’est pas sécurité et ma santé mentale. Pas de donner sans fin aux autres pour être acceptée. J’ai gardé mon énergie et mon temps pour mes projets.
J’ai repensé aussi à pourquoi il me traite comme ça. Il y une forme de jalousie, c’est sûr, parce que personne ne rabaisse les autres ainsi s’il a l’esprit tranquille et si l’autre n’appuie pas sur un bouton qui le dérange. J’ai repensé aussi à une fois où il m’avait invitée au théâtre. J’ai pensé après que ce devait être une date pour lui alors que ça ne m’avait jamais traversé l’esprit. Je ne dis pas ça pour être méchante. Je dis ça pour rappeler que pour moi, ce n’est pas possible les relations amoureuses au travail. Ça ne m’intéresse pas. Je ne vois pas les hommes que j’y côtoie de cette façon. Aussi j’ai eu tellement d’histoires terribles qu’avoir une histoire terrible avec quelqu’un que je dois croiser tous les jours ce serait insupportable. Mais bon… c’est juste pour dire que j’ai pu blesser son ego sans le vouloir. Ça expliquerait la mesquinerie. Qui s’en est suivie… ça et ce que je pense de ce qu’il a fait aux étudiantes qui doit lui donner envie de me taper dessus aussi. Comme si ça allait changer quelque chose. Comme si j’allais trouver ça intelligent.
Ça c’était un changement. L’autre changement que j’ai aperçu c’est suite au message du chargé de cours qui m’a fait décidé d’accepter d’aller en médiation. Avant j’aurais répondu immédiatement et sous l’impulsion de ce que je ressentais. Je n’ai pas fait ça. J’ai attendu un peu puis j’ai répondu des choses auxquelles je voulais qu’il réfléchisse, je l’ai fait poliment. Je suis moins dans l’urgence que dans le passé. Je suis plus ouverte à la question de la justice réparatrice. Je ne sais pas trop à quoi m’attendre de sa part, mais comme je crown au processus, c’est une bonne idée de leur laisser une chance, au processus et à lui.
Les choses que je risque d’entendre au travail me hantent encore… ou de sont plutôt comme des lames de fond qui viennent m’ébranler à différents moments de la journée. Si j’avais su que j’allais vivre dans les années 40, je serais probablement devenue missionnaire ou j’aurais mené une vie moniale. Ça aurait mieux valu que d’entendre toute ces co mérites et qu’on essaie de me forcer sans arrêt à être une femme comme ils veulent que je sois. Une femme qui fait des bébés, portent des talons et est toujours gentille… mais surtout et surtout une femme en couple. Je me prépare encore à entendre toutes ces conneries. Je me suis souvenue de la fois où il avait fallu que je crie à plusieurs reprises que je ne voulais pas de relation avant que quelqu’un arrête d’essayer de me forcer à en avoir une. C’est quand même fou, cette obsession. La porte est moins fermée qu’elle l’était à ce moment, mais quand même. J’aurai une relation le jour où je rencontrerai un homme respectueux et réellement intéressé à me connaître. Un homme qui agi avec intelligence et sensibilité dans ma vie. Un homme qui n’essaiera pas de me faire être quelqu’un d’autre. Sinon clest clairement mieux de rester seule.
Je ne comprends pas toujours les gens. L’autre jour un homme m’a dit que je pourrais avoir un petit chum comme ça si ça me tentait. J’ai trouvé que c’était vraiment bizarre qu’on me propose d’utiliser quelqu’un en attendant autre chose. Je sais que des gens le font, mais pour une personne qui a vécu de que j’ai vécu et qui sait les dommages que ça fait, c’est impensable. C’est même répugnant.
Je commence à avoir une idée de plus en plus claire de ce que je veux pour mon avenir. Ce ne sera pas enseigner à temps plein en tout cas. J’en reparlerai.
Au lit, avec Nah-Loup floue qui me protège des bruits de la nuit. Cassius fait déjà dodo.

