Je me sens encore un peu perdue, j’avoue. Il y a cette mort qui me traîne dans la tête… Je semble avoir trouvé la bonne hypothèse malheureusement, quoi qu’il n’y avait aucune version heureuse possible. Du gâchis, encore et toujours. C’est désespérant.
La seule bonne chose à faire avec la mort, c’est de la ramener à l’urgence de vivre, à la réévaluation des choix et des possibles, tout ça à côté de la tristesse. Pas de coup de folie, non, mais réexaminer les avenues possibles, ouvrir les portes sources de plus de vie.
J’ai passé une partie de la journée à travailler sur mon nouveau cours. J’ai passé une autre partie de la journée à terminer des petites choses pour me sentir efficace. J’ai passé encore une autre partie à regarder des listes de maisons d’édition. J’ai rêvé un peu. Puis j’ai fait ce que je fais quand je suis trop déprimée: j’ai théoriquement magasiné des fermettes. La plus belle est à Saint-Esprit aujourd’hui. Mais c’est peut-être trop une fermette. À voir la quantité de choses que j’ai ici, probablement que ma grange finirait emplie de matériel d’art et de livres… ou pas. J’ai encore le temps de changer cette partie de moi. Une chose à la fois.
L’autre bonne chose à faire avec la mort c’est de se réveiller, d’arrêter de prendre les autres pour acquis, de ne pas les heurter inutilement, de régler nos problèmes pour ne pas contribuer à catapulter quelqu’un d’autre dans l’ailleurs. Je ne comprends pas toujours où les gens ont la tête… en eux-mêmes probablement… ainsi que dans l’aveuglement.
Cette histoire de médiation me trouble un peu… alors j’ai regardé un documentaire sur comment ça se passe. C’était inspirant. J’ai brièvement eu envie de faire ça dans la vie. Ou pas… tant de questions. Je ne pourrai plus en parler vraiment une fois que ce sera commencé. C’est confidentiel. Le contenu en tout cas. J’imagine que je pourrai dire si ça a bien été ou pas.
Je prendrais de l’air moins froid, du temps et de l’espace. Je ne suis pas prête à retourner travailler.
Au lit!
