Réfléchir (2)

J’ai passé une bonne partie de la journée enfermée dans une réunion syndicale. L’entente a été acceptée. Nous devons attendre de voir ce que les autres cegeps décideront. La partie de moi dont l’état de santé ne va vraiment pas bien est soulagée de ne pas retourner dans le froid. Une autre partie de moi est triste pour les personnes qui y gagnent moins. Je n’ai personnellement pas vraiment à me plaindre de mes conditions de travail en ce moment. Je suis au sommet de l’échelle salariale depuis très longtemps. Ça a pris plusieurs années avant que j’aie mon salaire annuel par contre. Je suis encore précaire, même si moins. Je considère quand même le gain considérable pour moi. Je suis consciente par contre que ce n’est pas la même chose pour tout le monde et j’ai eu de la difficulté à me décider pour mon vote. C’est difficile, je trouve, de départager ce qu’on investit en soi et ce qu’on investi pour la communauté. J’ai eu tendance à me faire passer en dernier pendant longtemps. C’est une des conséquences qu’on m’ait appris très jeune que mes besoin ne comptent pas, contrairement à ceux de tous les autres êtres humains. Maintenant je dirais que je suis à quelque part qui s’approche du milieu, probablement d’une sorte de travail pour soi et pour l’autre assez bien partagé. J’essaie de ne pas mal agir avec les autres. Ça m’ennuie les gens qui font la leçon. Je trouve ça drôle quand une personne qui ne vit pas seule et qui bénéficie donc de plus d’un revenu pour assurer sa subsistance essaie de me faire croire que je devrais davantage me mettre en danger pour les autres. Ça me semble très facile à dire dans ces circonstances. La réalité n’est pas si simple et il faut tenir compte de bien des facteurs avant de se permette de juger quelqu’un.

C’est drôle ces histoires de revérifier les programmes offerts de nos jours dans les universités. J’ai dit aujourd’hui à une collègue que j’avais pris une pause quand j’étais rendue à douze programmes ou microprogrammes qui m’intéressent. Elle a répondu que c’était un beau problème. Je pense aussi. Il y a des personnes qui ne veulent rien faire dans la vie et qui s’ennuient. Leur sort me semble plus terrible.

Je pense que les gens ont du mal à suivre mes movements internes. C’est ok, mais ils ne sont pas si compliqués en fait. J’essaie de trouver la combinaison qui me permettra d’allier plusieurs de mes intérêts, mais aussi celle qui m’apportera le plus de bonheur rapidement, parce que j’en ai un très grand besoin, de bonheur, de plus de sécurité, d’une chance de guérir et d’aller mieux un jour.

Je vais déjà au lit. Les billets sont plus courts. C’est parce que je suis épuisée et que j’ai vraiment besoin de repos d’ici la fin des vacances. Du vrai repos. J’ai snoozé pendant 1h30 ce matin. Ça ne me ressemble pas.

Bonne nuit

Aucun animal n’a été maltraité pendant cette séance de photographie… malgré la moue, oui;

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