Surnager

Non, montrer mon ventre étoilé n’est pas du narcissisme… surtout que je l’ai détesté toute ma vie et que ça commence à peine à changer.

J’ai repensé à cette histoire de pipi. Pas trop là… mais comme j’ai travaillé et lu sur l’abjection pendant plusieurs années, c’est un peu trop me demander de ne pas y penser. Je me suis dit que ça montrait bien qui il était. Ce genre de fantasme sexuel a à voir avec l’abjection justement. Donc le fait de s’avilir, de s’humilier, de jouir de la honte, du dégoût dans l’œil de l’autre. Ce que ça me dit, c’est sa fausseté. Comment il fait les choses à moitié. Une personne authentique irait vraiment, là, dans l’abjection. Elle ne choisirait pas quelque chose de stérile comme l’urine. Ce ne sont pas les matières perçues comme dégoûtantes qui manquent… La merde, le vomi, la pourriture, les déchets, la saleté… Honnêtement, je me fiche de ce que vous faites avec les substances qui sortent de vous ou qui traînent par terre. Ça m’a juste fait rire quand ça m’a traversé l’esprit. Le con…

Il ne se passe pas grand-chose ces jours-ci, mais j’ai beaucoup à faire. Je suis en train de finir mes corrections et j’ai honnêtement très hâte. C’est la première fois que je finis longtemps après le dernier jour d’école. Ça me dit que j’étais épuisée. Il reste un groupe d’essais et un groupe d’oraux. Je pense finir vendredi. C’est très bizarre cette histoire de grève. Je vais recommencer l’université en ayant à peine commencé mes vacances. Il faudra faire avec cette année. Je devrai aussi terminer cette histoire de chargé de cours et ça me pèse… il me semble que ça aurait été mieux que tout soit réglé avant les vacances.

Je vais un peu mieux par rapport à tout ce qui s’est passé, mais ce n’est pas encore la joie. Maintenant, ce qui domine quand les personnes qui m’ont blessée me traversent l’esprit est une forme d’incompréhension et un grand dégoût. Une amie suggérait hier que ce serait peut-être bientôt l’indifférence. J’ai répondu que je ne savais pas trop. Je ne suis pas très bonne pour l’indifférence. Je ressens toujours une forme de peur mêlée de dégoût quand je suis face à des personnes dont je sais qu’elles blessent les autres volontairement. Je pense que c’est normal. À la longue ça m’affectera moins c’est sûr. C’est déjà ça.

Je reste avec une forme de perte de sens. Je dois dire que je ne comprends pas trop pourquoi ces personnes vivent leur vie de cette façon et s’en prennent aux autres comme ça. Je dois dire aussi que ça m’enlève une partie de mon envie de vivre, les gens comme ça. Au début, je voulais savoir pourquoi elles avaient fait ça. Je ne pense pas que je le saurai jamais. Je ne pense pas que ces personnes feront l’effort de s’excuser ni de m’expliquer… mais peu à peu je dois dire que j’atteins de plus en plus l’état de m’en calisser. Probablement parce qu’il n’y a pas de bonne raison de faire ce genre de choses à un autre être humain.

J’ai quand même hâte d’aller mieux. J’ai recommencé à marcher longuement le matin. Ça finira par produire son effet. Je lis énormément. J’ai à la fois beaucoup et peu à dire. Je pense que c’est le stress qui tombe et que je commence à avoir la tête hors de l’eau un peu. J’ai trop de choses à faire et si peu d’énergie pour le moment.

Un jour à la fois, j’imagine… mais j’espère avoir la paix longtemps, longtemps, longtemps… Je pense que ce sera une année de rémission et de création.

Je retourne me reposer.

Bon début d’année!

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