C’est difficile de comprendre ce qu’il peut bien se passer dans la tête des autres. Enfin pour moi ça reste souvent infiniment mystérieux. Alors que souvent, quand je lis, j’ai l’impression de toucher l’esprit de l’autre comme c’est arrivé hier encore alors que je lisais un livre féministe où je reconnaissais les soucis que j’ai et les choses que j’ai traversées de peine de de misère. dans la vie, c’est beaucoup plus rare que ça arrive.
Souvent aussi, alors que j’ai l’impression de connaître quelqu’un ou d’être en bons termes avec une personne, je finis par réaliser que la personne a inventé un portrait de moi hyper négatif et méchant dans sa tête qui ne correspond souvent pas du tout à la réalité ni aux faits et ça me coupe le souffle quand ça arrive, comme si on m’avait asséné un coup de poing dans le ventre alors que rien ne l’annonçait. Je trouve ça vraiment difficile les relations et j’ai eu tellement d’expériences négatives.
Je ne suis pas la seule à en avoir, ça, je le sais. J’ai retrouvé des expériences similaires dans des centaines de livres et dans nombres de conversations aussi. Pendant les fameuses conversations des fêtes avec les personnes qu’on n’a pas assez vues durant l’année, j’ai raconté à mon amie des choses qui me sont arrivées cette année. Elle a répondu que c’était fou comment les gens allaient mal et qu’ils étaient devenus méchants depuis quelques années. C’est quand même assez incroyable, oui. Je ne sais pas si c’est devenu généralisé ou si c’est parce que nous vieillissons et que les personnes avec qui nous sommes en contact on vécu aussi beaucoup d’expériences pénibles et qu’au lieu de prendre soin d’elles, elles sont devenues méchantes, elles aussi. Les deux se peuvent. La réponse c’est probablement ça en fait. C’est le croisement des deux qui produit cette méchanceté. Le monde ne va pas bien. Ni ici ni ailleurs même si ce sont des situations différentes.
Je confirme que c’est très frustrant quand on travaille très fort en thérapie pour régler ses problèmes et améliorer sa vie et qu’un bozo vient vous faire n’importe quoi parce que ça ne lui tente pas de réfléchir. C’est épuisant et enrageant. J’ai déjà assez vécu de choses difficiles et j’ai déjà eu assez de problèmes comme ça. Je n’ai pas besoin qu’on m’en cause plus.
Aujourd’hui, un homme à qui je parlais des hommes violents que j’ai eus dans ma vie, m’a dit, en d’autres termes, que lui était gentil. Ça me décourage un peu quand les hommes me disent ça, comme s’ils s’attendaient à ce que je les crois sur parole tout simplement. C’est peut-être vrai que lui est gentil. Ce qu’il faut comprendre, c’est que les hommes violents aussi disent qu’ils sont et ont l’air d’être gentils au début. Si un homme me disait qu’il est un trou du cil qui va me blesser sauvagement, je me sauverais en courant, comme toute personne raisonnable. C’est avec le temps qu’on sait vraiment. Sauf quand c’est immensément évident comme le voisin ou l’autre gars qui m’avait dit que je n’étais pas tout à fait blanche, mais que c’était ok, il aimait ça…. Même le revenant m’a dit qu’il aurait aimé que nous restions ensemble pour que je ne vive pas toutes les violences que j’ai vécues après lui… alors qu’il faisait tout ce temps-là pire que ce qu’il m’avait fait à d’autres femmes. C’est impressionnant, hein? Je pense que beaucoup de personnes violentes se mentent à elles-mêmes et se persuadent qu’elles sont gentilles donc ça rend les choses compliquées. Vous savez là, les personnes qui blessent et font pleurer des tonnes de personnes, qui les traumatisent et qui pourtant ne se remettent jamais en question et n’iront surtout pas en thérapie pour voir si quelque chose ne pourrait pas changer…
J’ai vu aussi passer un article sur les groupements de femmes traditionnelles, les femmes qui sont contre le féminisme… et je me suis demandé pourquoi les hommes qui me font du mal ne vont pas se chercher une femme comme ça au lieu de s’acharner sur moi et d’essayer de me transformer en tarte qui les laisse me faire n’importe quoi. Je suis féministe. Je vais le rester. Ça ne veut pas dire que je déteste les hommes, non. Ça veut dire que je déteste le fait qu’on traite les femmes comme des êtres sous-humains encore aujourd’hui. En quoi ce serait acceptable, criss?
Il y a quand même eu de bonnes choses aujourd’hui. J’ai avancé dans mes corrections, j’ai eu des moments doux avec les chiens et l’homme qui s’occupe de faire les rénovations du bloc m’a apporté un cadeau de Noël. C’est une super grosse toile qui m’aurait coûté cher et qu’il a trouvée je ne sais pas où. Ça m’a fait plaisir.
Au lit maintenant.
Les faces cutes du jour:


Cassius vous juge, oui.
Bonne nuit!