Je viens d’arrêter de travailler pour ce soir. Tout n’est pas absolument prêt, mais je vais me lever très tôt. Je commence à mal faire les choses et je n’aime pas ça. Je viens de courir sous la pluie chercher du lait pour mon café pour ne pas être d’une humeur terrassante demain.
J’ai vraiment très hâte. J’ai hâte de voir ce que les autres ont fait. J’ai hâte de voir certaines personnes que je n’ai pas vues depuis longtemps. J’ai hâte de vous voir si vous venez me voir. Ça m’avait fait de belles surprises la dernière fois.
Je me sens prête maintenant. J’ai repensé, hier soir et aujourd’hui, à comment je me sentais à la fin août et au début septembre. Je suis encore malade sur le plan physique, mais mon état n’a rien à voir avec ce qu’il était sur le plan psychique. À la fin de l’été, les symptômes du CPTSD étaient encore très forts. J’avais encore des problèmes de motricité et j’avais de la difficulté à bien articuler et à rassembler mes pensées efficacement. C’était infiniment frustrant. Parler était vraiment difficile, mais je me forçais à le faire, en public, parce que je suis comme ça. Je n’aime pas rester coincée. Je n’aime pas me laisser abattre. Malgré le reste de peur et de nervosité qui me restent, au moins, du côté de la parole et de la clarté des pensées, ça va vraiment mieux. Mon corps répond mieux à ce que je lui demande aussi.
Ça me rend triste quand je repense à l’état dans lequel j’étais. La colère a beaucoup diminué aussi. Comme je disais il n’y a pas longtemps, il y a enfin de la place pour les autres même si je risque d’être encore hésitante pour un temps. Mieux vaut alors probablement que vous veniez à moi si vous en avez envie.
Je serai là seulement demain de 11h à 18h.

Dimanche je dois finir de finir mon projet photo et après il m’en restera seulement un autre.
J’ai hâte aux vacances que la grève rend encore un peu lointaines à mon goût, mais au moins, ce que j’ai à faire me plaît.
Je reparlerai de comment ça s’est passé après et je continuerai le truc sur le désir. J’ai plein de choses à dire.