J’essaie de me préparer mentalement pour aller à Expozine. Il va falloir que je parle à beaucoup de personnes. Je remarque ces jours-ci que même si je vais mieux et même si je sais qu’il y a de bons humains, je suis encore très nerveuse de parler à des personnes que je ne connais pas beaucoup… et même parfois à des personnes que je connais ou pense connaître.

La citation vient de My own Private Idaho. Elle est dans ce livre qui me montre que je ne suis pas la seule à avoir reçu ce film comme un moment important de vie.

J’ai vécu beaucoup de choses qui s’apparentent à des trahisons ces dernières années. Je trouve les humains très difficiles à comprendre souvent. Ou plutôt je les comprends souvent, mais je ne comprends pas pourquoi ils acceptent de se laisser agir comme ils le font, d’avoir les pulsions qu’ils ont. Je sais que ça a à voir avec cette histoire d’avoir été si longtemps en thérapie. Le caractère malsain des comportements me paraît souvent tellement évident que ça rend le tout encore plus épuisant… et absurde. Mais bon… les gens ne changeront pas, comme dit ma chère belle-sœur. Il n’arrêteront pas d’être ni d’agir de façon insensée.
Alors je me force. Ce n’est pas parce que je n’ai pas envie de parler aux autres que j’ai à me forcer. C’est parce que je me sens encore à vif et que la peur est très présente, mais que je sais que j’ai besoin de rapports humains. Et que oui, il y a une part de moi qui en veut encore, mais elle est fragile. Alors je avance prudemment.
Faites preuve de patience si nous parlons. Je me suis pas encore redevenue ce moi:

Ni celui-là:

Épuisée.
Dodo