Inventorier

J’ai commencé mon inventaire pour Expozine ce soir. Ce serait déjà terminé si je n’étais pas encore malade, mais bon. Cette fois, c’est la grippe. Au moins, j’y vais avec la variété et non la répétition. Ça a été une journée un peu au ralenti, mais j’avance encore. C’est ça l’important. Je suis allée à mon massage masquée et ça a fait un bien infini. Je ne savais plus comment m’habiller après. Je suis rentrée en flottant. J’ai fait des expériences photo et vidéo qui ont été un peu difficiles pour moi. Comme mon ami MAKP m’a dit: Il faut sortir de sa zone de confort parfois. J’ai répondu: Oui, un millimètre à la fois s’il le faut. On voit ma peau (Bonhomme scandalisé ou étonné, comme vous voulez.)! Je montre assez peu de peau dans la vie. Sauf dans l’intimité.

Ce matin j’ai continué mon livre sur le burn out (Celui dont il y avait la photo sur le blogue il y a quelques billets « Brûlées »). C’était pas mal intéressant. Il y avait une explication de choses que j’ai déjà dites ici, mais parfois prendre les mots des autres ça peut aider à faire comprendre ce qu’on dit et vit différemment. On y disait que les hommes sont élevés à se voir comme ayant une mission, alors qu’on apprend aux femmes à être une destination… pour un homme (humains de l’être vs humaines du don, mais toutes les personnes non blanches se retrouvent souvent dans la catégories des humains du don peu importe leur sexe et leur genre.) Encore aujourd’hui, oui… Je pense que ce sont de bonnes images. Elles montrent bien que même au niveau fonctionnel nous n’habitons pas les mêmes espaces, nous n’avons pas la même existence. Je pense que ça renforce les idées comme celle de la case qui illustrait le billet précédent. Les espèces de catégories caricaturales dans lesquelles on essaie de nous caser de force. C’est ce qui explique les stéréotypes malsains et réducteurs sur les femmes qu’on me lance souvent par la tête. Ça explique aussi l’agressivité de beaucoup de personnes à mon égard. Je n’ai aucune envie, moi, d’être une destination… J’en ai une mission, j’en ai même plus qu’une. Je ne joue pas le bon rôle qu’on voudrait m’assigner. Il y a un clou qui dépasse? Il n’ y a rien à faire d’autre que taper dessus…

Non, mais ça doit être possible, non, de comprendre que les humain.e.s n’ont pas particulièrement envie d’être utilisés dans la vie, de servir et de combler les besoins des autres sans vraiment exister. Je dis souvent que les autres, particulièrement les hommes, ne me voient pas comme une personne. C’est pas mal à ça que je réfère. J’ai souvent l’impression qu’on s’attend à ce que l’autre soit une coquilles vide qui est là comme une sorte d’assistante dans notre vie. S’il y a des femmes qui aiment ça, ça les regarde. J’ai autre chose à faire. Je pense que c’est possible que deux personnes se soutiennent dans leurs missions tout en se donnant équitablement. Je n’ai pas envie de disparaître derrière un homme qui s’imagine que tout ce qui le concerne est plus important et que je ne suis que secondaire. Je n’ai aucune envie d’être ma mère. Ça m’apparaît insensé. C’est un peu pas mal ça la mission d’ailleurs: le sens que chaque personne attribue à sa vie. Vous vous imaginez, vous, vivre une vie dont le sens soit d’être la destination d’un homme, le lieu où il comble ses besoins? Non? Eh bien arrêtez de le demander. Et non, je ne serais pas plus d’accord qu’une femme fasse ça à un homme.

Les vacances m’apparaissent très lointaines avec cette histoire de grève. Je ne suis pas certaine que ma santé puisse survivre à une suite de la grève d’ailleurs. Je suis gelée jusqu’aux os à cause de la grippe. Vous vous direz que c’est normal puisqu’il fait froid, mais non. Je suis gelée jusqu’aux os dans mon salon avec le chauffage à fond.

Je vais aller me cacher dans mon lit avec ma meute. Hannah ronfle comme un vieux camion énorme. C’est rassurant.

Demain je continue à avancer dans mon mini livre…

À bientôt!

La photo de Cassius en jeune premier n’est pas à vendre, non…
Il reste assez de cartes aussi.

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